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Centrafrique: les familles musulmanes ont perdu beaucoup des leurs (MSF)
Publié le mercredi 16 juillet 2014  |  AFP
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Une enquête menée par Médecins sans frontières (MSF) auprès de Centrafricains musulmans réfugiés au Tchad voisin en raison des graves violences dans leur pays révèle que, dans près de 3.500 familles, 2.600 personnes sont mortes entre novembre 2013 et avril 2014.

"Une enquête de mortalité rétrospective de Médecins Sans Frontières (MSF) révèle que 2.599 membres de 3.449 familles centrafricaines réfugiées à Sido, dans le sud du Tchad (soit 8% de la population), sont morts entre novembre 2013 et avril 2014, lors de la campagne de persécutions contre les minorités musulmanes en République centrafricaine (RCA)", indique mercredi un communiqué de l'Ong intitulé : "Réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun : la valise et le cercueil".

"96% des décès (soit 2.110 personnes) avant le départ des réfugiés vers le Tchad et 78% des décès (soit 252 personnes) pendant leur exode sont imputables à la violence (balle, arme blanche, éclats de grenades). 33% des familles ont perdu au moins un des leurs ; 28% au moins deux", précise MSF qui souligne ainsi l'ampleur des violences que ces populations ont subies en RCA et au cours de leur fuite.

A partir de l'irruption dans Bangui, en décembre 2013, des milices chrétiennes anti-balaka venues combattre l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, qui avait commis de graves exactions contre les civils depuis sa prise du pouvoir en mars 2013, une véritable traque des musulmans a commencé.

Plusieurs centaines de milliers ont fui vers d'autres parties du pays, le Tchad et le Cameroun.

"Alors qu'en quelques mois la moitié ouest de la RCA s'est vidée de la majorité de ses habitants musulmans, des enclaves - protégées par les forces internationales de l'hostilité des groupes armés qui les encerclent - abritent encore quelques milliers d'entre eux, dans des conditions très précaires", rappelle MSF.

Aujourd'hui, poursuit l'Ong, ceux qui fuient "à leurs risques et périls" vers le Tchad "sont confrontés à un nouvel obstacle depuis que le gouvernement tchadien a décidé de fermer ses frontières".

Ces affrontements entre groupes armés, s'ils se sont réduits dans l'Ouest et la capitale, en raison de la mort ou la fuite des musulmans, se sont poursuivis dans le centre, notamment en juin dans la ville de Bambari.

Ainsi, l'Ong Human Rights Watch, dans un rapport qu'elle vient de publier, a comptabilisé un total "d'au moins 62 personnes tuées entre le 9 et le 23 juin 2014 à Bambari et dans ses environs", au cours d'un cycle d'attaques et de représailles entre l'ex-Séléka et les anti-balaka dont les civils sont les victimes.
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