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Centrafrique : la Minusca efface la France
Publié le vendredi 19 septembre 2014  |  Centrafrique libre
Misca/Minusca:
© Autre presse par DR
Misca/Minusca: cérémonie de transfert de responsabilités au Camp M’Poko
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Au nom d’une cohabitation historique non encore justifiée surtout pour les mille et myriade descendants de Barthelémy Boganda, la France s’est davantage rapprochée de son ex colonie, Oubangui-Chari.Son rejet latent sous les régimes de Bokassa, Dacko et Kolingba, est devenu réalité avec l’homme à la barbe blanche, connu sous le célèbre nom de Chaolin. Patassé a effectivement œuvré pour la rupture totale avec la France de Chirac. Le fameux contingent, appelé Barakuda sera définitivement retiré du pays sous forceps du président fondateur du MLPC, titre qu’il revendiqua malheureusement sans succès jusqu’à la mort. En décidant unilatéralement du retrait de la France, ce dernier a de facto lié son sort et celui de son régime. La suite…sans importance.
Sous le signe d’un hercule, François Hollande a ramené la France en Centrafrique sous des ovations ininterrompues. Si Michel Djotodia savait à quel point il a rendu un grand service au peuple français, son héroïsme n’aurait pas à buter contre les effets de la sanction de l’ONU et des Etats-Unis, faisant de lui aujourd’hui, persona non grata même sur le sol de ses aïeuls, pays qu’il ne visite qu’à travers des intermédiaires, qu’il manipule depuis son exil que d’aucuns qualifient de dorée.

L’activisme de François Hollande en République Centrafricaine, après le 05 décembre 2013 était inédit tant les effets sur terrain étaient perceptibles même sans la technologie de la Nasa. L’on se souvient des passages et repassages de ce dernier sur le territoire centrafricain pour conjurer Michel Djotodia à laisser le pouvoir qui, visiblement dépassait les fores de ses petites épaules et passer avec Catherine Samba-Panza des serments restés jusque-là cachés. Ce fut une rupture dans les relations entre la France et la République Centrafricaine.
Car si Chirac ne se préoccupait pas de ce grand espace oublié de la sous région d’Afrique Centrale, Nicolas Sarkozy était beaucoup plus attiré par le pétrole lybien, géré majestueusement par le défunt Guide Moammar Kadafhi, distributeur de billets de banque pour certains chefs d’Etats occidentaux. Les passages à répétition de Hollande en Centrafrique, étaient donc un signe non moins négligeable de la rupture. Pour son Ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, ce n’était plus du voyage mais du tourisme. Il était aperçu le 14 février 2014, à la fête de Saint Valentin, avec Catherine Samba-Panza dans la forêt de la Lobaye avec le peuple autochtone, pour une visite de travail.

Qu’arrive-t-il maintenant ? Ni Hollande, ni Ledrian ne parlent plus de la République Centrafricaine. L’on se souvient que les sondages de ces derniers temps ne font plus grâce à Hollande mais l’histoire retient également qu’en décembre 2013, ils n’en étaient toujours pas autrement. Malgré cette dégringolade dans la popularité de Hollande, il venait tout de même en Centrafrique et faisait les choux gras de Centrafricain lambda.
Des indiscrétions non encore populaires font état de ce que l’arrivée des casques bleus ne s’est pas faite comme souhaitée par la France.

Obama y aurait joué sa partition avec beaucoup d’énergie, au point que le déploiement se fait au-dessus des attentes du départ. Le président Obama du pays de l’oncle Sam et Dos Santos d’Angola a qui le Conseil de Sécurité des Nations Unies a confié le mandat de RSS (Restructuration du Secteur de Sécurité) en Centrafrique, passeraient outre le cadre prévu par l’Ancienne Métropole. Pour autant dire que l’avenir de la transition en Centrafrique ressemble à tout sauf à elle-même.

D’autant que désormais, Catherine Samba-Panza sera obligée d’observer le spectacle de ces grandes puissances qui inondent le monde par leurs brodequins au pouvoir salvateur douteux. L’on se souvient qu’au Mali,
alors même que Serval n’avait pas encore mis hors état de nuire tous les terroristes qui vandalisaient et désacralisaient Toumbouctou et autres, l’Opération Sangaris avait été impulsée et maintenant avant même que la République Centrafricaine ne retrouve la stabilité, les soldats français s’activent pour Irak.

Mais finalement, devait-on intervenir pour la simulation ou réellement pour mettre de l’ordre ? Si toutes les forces et énergies étaient concentrées dans le cadre malien ou centrafricain, aucun sapajou même sorti de la cuisse de Jupiter de Bambari, de Bria, de Ndélé ou de Birao ne s’amuserait plus jamais. Même l’ambition cauchemardesque de la reprise de la capitale n’effleurerait plus la profondeur abyssale des intentions de l’ex-Séléka.
Mais faudrait-il que l’ex-Séléka et les Anti-Balaka continuent d’exister pour que l’hégémonie et la suprématie de la France se manifestent.
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