Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Centrafrique    Publicité
aBangui.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

L’implatation de l’ONU dans le pays nous impose une troisième transition, un nouveau gouvernement et un nouveau CNT, obligatoire
Publié le lundi 29 septembre 2014  |  Centrafrique Libre
Le
© AFP par ERIC FEFERBERG
Le président du conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet
Comment




Le Gouvernement et le CNT doivent s’impliquer dans la mission de l’ONU.

Devant les nouvelles donnes, une remobilisation de nos capacités et de nos ressources, nous oblige. Il faut revisiter et redimensionner le Gouvernement et le CNT.Mettre en place de nouvelles structures qui puissent nous permettre d’être impliqués dans le système de l’ONU et travailler en parfaite cohésion et implication. Ces étrangers de l’ONU se sont déjà mis au travail, et on ne voit pas les centrafricains, saufs quelques chauffeurs et gardiens. Voilà comment nous sommes écartés dès le départ, et le relèvement de notre pays se fait sans nous. Et ça le CNT et le Gouvernement n’y regardent pas.



Le CNT et le Gouvernement ne sont pas une émanation du peuple mais une représentativité mise en place par la communauté internationale pour palier au néant étatique. Nous sommes tout à fait libres et à l’heure actuelle où la conscience de faire sortir notre pays de cette catastrophe inédite gouverne nos esprits apaisés, de présenter des organes nationaux plus équilibrés, structurés, compétents et responsables pour intégrer la mission de l’ONU ; la mission de l’ONU ne doit pas se faire sans nous.



Les centrafricains sont là, spectateurs des « valses » de ces gens venus de l’étranger, même si tant pour nous aider, ils sont là avant tout pour tirer profit de la situation. Notre douleur créé leur bonheur. Et cette situation va durer plus de 10 ans, il nous faut prendre la mesure. Nous devons nous mobiliser, bouger et peser sur la conduite des opérations sur le terrain. C’est notre pays, ces étrangers ne le connaissent pas mieux que nous. Et nous devons savoir ce que nous voulons. Nous sommes là, à regarder les casques bleus, leurs véhicules et engins lourds blancs portant l’écrit « UN », nous voilà tenus en spectateurs et non en acteurs dans notre propre pays. Les casques bleus sont une grande main d’œuvre avec leur génie-militaire. Nous centrafricains (CNT et Gouvernement) soyons vigilants, l’ONU n’apportera pas tout à nos problèmes. Le risque de désillusion sera grand.



Il faut nous refondre le Gouvernement et le CNT très rapidement, les deux organes sont à ce jour inadaptés pour répondre aux nouvelles exigences de la gestion du pays qui implique désormais l’ONU et les Centrafricains. Il nous faut des organes qui savent lire et reformuler les questions de bases de l’ONU. C’est l’avenir du pays qui se joue, et nous devrions nous montrer costauds et intelligents pour mettre à profit la grande puissance de l’ONU qui s’installe chez nous.

L’installation de l’ONU va bouleverser nos vieilles habitudes et façons de faire, donc il faut nous adapter en fixant toujours le socle de notre société, à éviter qu’il ne soit déraciné.



Maintenant, que nous connaissons la mission de l’ONU qui sera multiforme, quelles structures organisationnelles devrions-nous mettre en place afin que nous puissions répondre aux critères d’efficacité et de succès de cette mission de l’ONU.



L’ONU vient nous aider à prendre un nouveau départ. L’ONU nous offre des moyens. Derrière, nous devrions de nous montrer présents, efficaces et responsables. Il faut monter aux autres que nous ne sommes pas ce bas-peuple ou encore ces gros-enfants comme les étrangers se plaisent de nous le dire. Cette refondation qui a pour besoin d’adapter et mobiliser nos ressources, montrera aux yeux de l’extérieur la capacité et la grandeur d’un peuple souverain malgré tout. Elevons-nous ; soyons au dessus des intérêts partisans et personnels, ayons l’esprit société centrafricaine d’abord. Privilégions le sens de l’honneur, de la responsabilité, de l’harmonie et de l’intérêt général.



Le CNT est né des préoccupations des vainqueurs de l’époque, il ne répond pas à la représentativité nationale et encore faille-t-il penser que ceux qui le composent sont à la hauteur des missions, les quelles missions et rôles demeurent flous, sans objectivités et responsabilités. Le CNT, de fond et comme de forme, ne répond à rien. Le CNT est un foyer de faux-bourdons.



Le CNT, lequel, nous en appelons, a un rôle très important à jouer tant dans la reprise du dialogue fraternel, la création de synergies dans les provinces par des actions, des associations de cœur et d’entraides. Politiquement il soutiendra le gouvernement dans le renouvellement des structures de l’Etat sur tout le territoire.



Quant au Gouvernement actuel, nous avons vu dans quelles conditions, il a été né. Sa naissance est restée une équation différentielle qui n’a pas été résolue et donc une intégration ratée. Ce gouvernement, de prime à bord est mal parti pour représenter la transition, il n’est pas reconnu.



Quant aux conditions de changement, d’abord tenir une réunion de concertation des forces vives en 3 jours est nécessaire pour le fixer le cadre consensuel et orienté de la mission du CNT et puis du Gouvernement.

Et avant la fin d’année 2014, que ces nouvelles structures soient mises en place, l’idée de fond, c’est créer un dynamisme national avec l’action de l’ONU.



Entrepreneur leader politique

Robert ENZA
Commentaires


Comment