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Centrafrique/Enfants-L’Onu doit enquêter sur sa gestion-USA
Publié le samedi 9 mai 2015  |  Reuters
Samantha
© Autre presse par DR
Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU
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NATIONS UNIES - Les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur dégoût par rapport aux accusations de sévices sexuels infligés à des enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine et ont demandé une deuxième enquête sur la façon dont les Nations unies avaient géré le dossier. Dans un rapport interne révélé fin avril, les Nations unies décrivent les accusations portées à l'encontre de militaires français, tchadiens et de Guinée équatoriale par des enfants qui avaient été accueillis dans un camp pour déplacés à l'aéroport de M'Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. Les faits se seraient produits entre décembre 2013 et juin 2014. Dans un rapport de six pages résumant les faits allégués, les jeunes enfants ont dit avoir été contraints à des fellations sur des militaires français. Les soldats de Guinée équatoriale et du Tchad sont accusés de sodomie. "Ces allégations sont totalement terrifiantes", a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis après de l'Onu, Samantha Power. "Si ces allégations se révélaient être vraies, cela représenterait une violation très grave, non seulement pour la dignité et la sécurité physique des individus dans leur état le plus vulnérable, mais ce serait aussi la fin totale de la confiance". "Ce sont de fait des allégations très crédibles et très perturbantes", a ajouté l'ambassadrice devant les journalistes.

SÉCURITÉ DES VICTIMES ET DES TÉMOINS

Le procureur de Paris a annoncé jeudi dernier l'ouverture d'une information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014. Une enquête préliminaire avait été ouverte à l'été 2014. Mais l'information n'a été connue que fin avril après avoir été révélée par le journal britannique The Guardian. Un membre du personnel de l'Onu a reconnu avoir diffusé une version préliminaire du rapport avec les noms des victimes avant même qu'elle ne soit transmise à la direction du bureau du Haut commissaire aux droits de l'Homme. L'homme à l'origine de la fuite aurait été choqué par l'inertie de sa hiérarchie.
Les Nations unies ont estimé qu'il s'agissait d'une "manquement grave au protocole", susceptible de mettre en danger la vie des victimes.

"En ce qui concerne la gestion du dossier par les Nations unies et les Etats membres, il est extrêmement important qu'une enquête impartiale soit faite également à ce sujet, en plus de l'enquête sur les allégations elles-mêmes", a déclaré Samatha Power. La représentante des Etats-Unis a estimé qu'il était "extrêmement important que tout individu qui vient à être en possession d'allégations de cette gravité agisse rapidement, (mais) il est également extrêmement important que la sécurité des victimes et des témoins soit prise en considération." Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a dit qu'il y avait une enquête interne des Nations unies sur la personne qui a divulgué le rapport. La France est intervenue en République centrafricaine, une ancienne colonie, dans le cadre de l'affaire Sangaris, il y a un an et demi pour aider une force de maintien de la paix africaine à faire cesser les violences entre milices chrétiennes et rebelles musulmans de la Séléka. Les Nations unies ont pris le relais de la force africaine en septembre dernier.

(Avec Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)
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