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République centrafricaine : plus d’un millier de personnes dans l’ouest du pays sont toujours à la recherche de leurs proches (CICR)
Publié le jeudi 2 juillet 2015  |  Centrafrique Presse Info
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© Autre presse par DR
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
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Dans l’ouest de la République centrafricaine, la dispersion des familles est l’une des conséquences dramatiques du conflit armé. Fuyant les violences et les exactions, des milliers de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins ou sur un des sites de déplacés à l’intérieur du pays, lorsqu’elles ne se sont pas retrouvées bloquées dans leurs villages ou quartiers respectifs. Beaucoup d’entre elles, adultes et enfants, sont sans nouvelles de leurs proches.

« Dans cette partie du pays, très peu de familles ont été épargnées par la souffrance de la séparation et la douleur de se retrouver sans nouvelle d’un être cher. De nombreux enfants n’attendent qu’une seule chose : de pouvoir retrouver au plus vite leurs parents », souligne Scott Doucet, chef de la sous-délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’ouest de la République centrafricaine. Les régions les plus touchées par cette problématique sont les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré et la Mambéré-Kadeï ainsi que les villes de Yaloké, Carnot, Berberati et Boda.

En dépit de défis logistiques et sécuritaires, les équipes du CICR et de la Croix-Rouge centrafricaine, ainsi que celles des Sociétés nationales de la Croix-Rouge des pays limitrophes, mettent tout en oeuvre pour retrouver les proches portés disparus et faciliter dans la mesure du possible les contacts entre les membres des familles dispersées.

Au cours de la dernière année, le sort de près de 350 personnes a ainsi pu être élucidé, plus de 250 messages Croix-Rouge ont été collectés et près de 150 autres distribués, et plus de 200 appels téléphoniques ont été facilités, permettant ainsi à de nombreuses personnes d’échanger des nouvelles avec leurs proches. Les recherches menées ont en outre permis au CICR de réunir 16 personnes avec leurs familles.

Malgré ces résultats positifs, plus d’un millier de personnes sont toujours sans nouvelles de leurs proches. « L’angoisse est palpable sur le visage de ceux qui ont perdu la trace d’un proche. Mais le plus souvent, le simple fait de recevoir un message Croix-Rouge ou d’entendre au téléphone la voix de la personne qu’ils croyaient morte leur procure un immense soulagement », ajoute Scott Doucet.

En vue de renforcer leurs capacités dans le domaine du rétablissement des liens familiaux, 12 volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine venus de Boda et ses environs ont participé fin mai à une formation sur le sujet.

Au-delà de la problématique des familles dispersées, les populations qui vivent dans l’ouest de la République centrafricaine font face à de nombreux autres défis. Elles doivent lutter au quotidien pour se procurer de la nourriture, des biens de première nécessité, un abri, des soins médicaux de base, de l’eau potable, des semences et outils pour reprendre une activité agricole ou pour donner une éducation à leurs enfants. Ces personnes ont cruellement besoin que les autorités et la communauté humanitaire leur accordent davantage d’attention.

En avril et mai 2015, sur l’ensemble du territoire du pays, le CICR, en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, a :

· réalisé plus de 200 interventions chirurgicales et près de 940 consultations d’urgence à l'hôpital communautaire de Bangui, et admis près de 480 personnes à l’hôpital communautaire de Bangui et à l’hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;

· assuré près de 4 530 consultations curatives et 680 consultations prénatales, administré plus de 310 doses de vaccin à des enfants de 0 à 12 ans et à des femmes en âge de procréer dans les centres de santé de Dissikou et Ouandago (préfecture de la Nana-Grébizi), et orienté une trentaine de patients vers l'hôpital préfectoral de Kaga Bandoro ;

· traité plus de 920 malades atteints de paludisme à Birao et formé 30 conducteurs de taxi-motos à Bangui aux « gestes qui sauvent » ;

· réuni 13 enfants avec leurs familles, dont 11 rapatriés du Tchad ;

· remis des semences vivrières et maraichères, ainsi que des outils agricoles, à près de 10 000 familles de retour chez elles et plus de 300 familles résidentes dans les préfectures de l’Ouham, la Ouaka et la Nana-Grébizi, ainsi qu’une demi-ration mensuelle de vivres à plus de 2 500 personnes déplacées sur l’axe Bambari-Ippy, dans la préfecture de la Ouaka ;

· fourni de l’eau potable à plus de 15 000 personnes déplacées sur le site de l’aéroport de Bangui-Mpoko et assuré l’approvisionnement quotidien en eau potable de 10 000 habitants, de 10 000 déplacés et de l’hôpital de la ville à Ndélé ainsi que de l’hôpital universitaire de Bambari et de 18 000 déplacés à Kaga Bandoro ;

· construit 30 latrines sur deux sites de déplacés et animé des séances de sensibilisation à l’hygiène pour 15 000 déplacés à Kaga Bandoro ;

· fourni à la SODECA (Société de distribution d’eau en Centrafrique) 90 tonnes de sulfate d’aluminium, 15 tonnes d’hypochlorite de calcium et 6 tonnes de chaux éteinte pour traiter l’eau consommée par la population de Bangui ;

· sensibilisé aux activités de la Croix-Rouge près de 450 élèves de Bangui et 80 membres des autorités, leaders communautaires et représentants des associations de Birao ;

· sensibilisé une centaine de porteurs d’armes actifs dans les régions de Kaga Bandoro et Moyenne Sido aux règles de base du droit international humanitaire ;

· formé 150 éléments des forces armées centrafricaines aux règles de base du droit international humanitaire ;

Par ailleurs, les délégués du CICR ont visité plus de 800 personnes détenues dans neuf lieux de détention.


Informations complémentaires :

Germain Mwehu, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 30 07

Celine Buvelot Corthesy, CICR Genève, tél. : +41 22 730 30 84 ou +41 79 574 28 89 ou sur notre site : www.cicr.org
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