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La présidence n’a pas de cuisine interne
Publié le mercredi 29 juillet 2015  |  Centrafrique Libre
Fin
© Autre presse par DR
Fin du séminaire des évangéliques de la RCA et de Côte d ’ Ivoire
Fin du programme ‘’In Centrafrique’’, lancé le 18 octobre dernier à Bangui, à l’initiative de l’Alliance des évangéliques de Centrafrique en partenariat avec la communauté chrétienne ivoirienne dénommée ‘’message de vie’’ du Révérend Mohamed Sanogo
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La transition en elle-même est un état aléatoire. A force de l’exercer en tant qu’acteurs l’on peut risquer d’être finalement un dirigeant de transition, une personnalité de passage avec des décisions et des actions de transition. Des ministres conseillers, des collaborateurs de la Cheffe de l’État et autres personnalités travaillant avec cette dernière pensent être de transition oubliant que la République ne survivra qu’aux actions bonnes et ou mauvaises actions qu’ils auront posées.


Atterris par la force des choses dans ce prestigieux symbole du pouvoir et de la souveraineté de l’État centrafricain, des membres de l’entourage de la cheffe de l’État de transition ne s’arrêtent pas de s’entredéchirer. Une situation qui semble ne déranger personne au point que l’esprit du Centrafricain lambda l’assimilerait à un jeu auquel se livrent ces derniers. Il n’est un secret de Polichinelle que bon nombre ont été débusqués de la précarité de l’existence pour se voir hisser à cette place là que leur imagination n’a pas effleurée. Est-ce un chèque en blanc encore moins la légitimation des comportements anti-présidentiels ?

L’homme étant un être d’ambition et d’appétits parfois démesuré, il est temps mais malheureusement tard de rappeler le rôle combien catalysateur incombant aux proches des chefs d’État de la planète et singulièrement de la présidente centrafricaine. Le prix africain du genre décerné à cette dernière lors du dernier sommet de l’Union Africaine en Afrique du Sud n’a pas à se contredire dans les mésententes stériles et contreproductives de son entourage.

Point n’a besoin de se le rappeler, des défis encore plus titanesques viennent de faire leur entrée dans le lot des problèmes à gérer par la transition. Nous citons en passons le vote des réfugiés autour duquel chaque institution et les politiciens en perte de vitesse veulent faire entendre leur voix, la situation insécure dans le Nord-Ouest marquée par les agissements des mains invisibles, les balbutiements de la mission multidimensionnelle de stabilisation pour la République Centrafricaine (Minusca)… Oublier les élections au nombre de ces défis s’apparentera à une insulte ; ces scrutins que l’Autorité Nationale des Élections place déjà sous le coup des reports, du mysticisme et du domaine du dogme.

Devant la complexité de ces défis et la profondeur de leur drame, une présidence désunie, déchirée et engloutie dans les combats d’intérêts particuliers et singuliers n’aura que ses yeux pour constater que rien ne marchera, que les caprices du pouvoir sont telles que s’amuser avec elles, c’est jouer avec le feu. Loin de penser faussement que les affaires de la présidence sont de la sphère de cuisine interne, le bon conseille plutôt qu’elles soient le plus largement possible mises sur la place publique, à la portée du peuple à qui sont destinées celles-ci.

Sûrement l’échec de la transition ne sera pas celui de l’entourage de Catherine Samba-Panza.

Mister
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