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Le nigerien ali darras: prince centrafricain de bambari et de la ouaka
Publié le mardi 25 aout 2015  |  Centrafrique Libre
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«Envoyez-nous les armes pour nous défendre contre nos envahisseurs sinon on perdra bientôt notre pays» a déclaré hier soir un habitant de Bambari exaspéré par les pillages d’anthologie des richesses du sous-sol et les massacres que des peuhls surarmés perpètrent sur la population du chef-lieu de la Ouaka et dans toutes ses sous-préfectures.

La ville de Bambari est située au centre est de la RCA. Elle est la capitale de la préfecture de la Ouaka qui compte en tout cinq sous-préfectures que sont : Bambari, Grimari, Ippy, Kouango et Bakala. Cette zone a trop souffert aux aurores du tsunami et est devenue un no man’s land depuis que la communauté internationale, le pouvoir exécutif illégitime et impopulaire et l’Office des Migrations Internationales, ont installé l’état-major de la Séléka et presque toutes les minorités peuhls du pays.

L’on se souvient de la colère du controversé président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet qui avait sommé lors d’une conférence de presse l’exécutif à mettre hors d’état de nuire le seigneur de guerre et peuhl nigérien Ali Darras. Cette conférence faisait suite à l’assassinat du garde-corps de ce dernier à l’occasion de son unique voyage dans l’arrière-pays depuis qu’il est au perchoir de la transition.

Devant la réticence des Séléka de l’ethnie du président Djotodia et des natifs de l’est à faire le sale boulot pour le compte de la communauté internationale, principale bénéficiaire des remous inter-centrafricains, le mercenaire peuhl d’origine nigérienne Ali Darras est devenu le gouverneur sanguinaire de la Ouaka. Comment a-t-il annexé cette région ?

En 2008 le général tchadien Baba Ladé, son lieutenant Ali Darras et 1500 hommes régnaient à Ouandango dans le nord-est avant d’être défaits par une opération conjointe des forces armées centrafricaines et tchadiennes. Baba Ladé et une partie de ses éléments qui ont été neutralisés, ont été rapatriés par avion et par voie terrestre dans les camions dans leurs pays d’origine. Darras a réussi à s’échapper avec le reste de la troupe en passant par Mbrés, Bakala pour atterrir à Ippy.

Il va régner dans cette partie du territoire jusqu’à devenir membre de la coalition Séléka. Après la chute de la séléka, Darras retrouve un peuhl centrafricain, maire de la commune d’élevage de Toadama, M.Adamou avec qui il lie des relations d’affaires. Notons la commune d’élevage de Toadama est un vivier des peuhls et des réfugiés soudanais.

Les deux amis sont devenus aujourd’hui les grands distributeurs d’armes de guerre de Bambari. Face à l’absence des forces armées centrafricaines, ces derniers sont devenus depuis l’arrivée de Mme Samba-Panza, des milliardaires. Leurs revenus proviennent de la vente du bétail qu’ils vendent à Bangui et parfois au Congo.

Notons que la MINUSCA refuse parfois d’escorter les véhicules des particuliers au profit de l’escorte des bétaillères de ces chefs de guerre. Ils emmènent également de manière régulière les bêtes au grand marché périodique et transfrontalier de M’Boki, situé dans la préfecture du Haut Mbomou. à quelques encablures du soudan du sud.

Autres moyens d’enrichissement du seigneur de la guerre Ali Darras, les mines d’or de Ndassima et les nombreux chantiers de diamant situés un peu partout dans la Ouaka. On y signale aussi la présence des collecteurs de diamant tchadiens dans cette zone. Ils travaillent sous les ordres du prince Darras. Les soudanais qui jadis venaient acheter le café dans la région et notamment à kouango, sont devenus des caféiculteurs suite à la fuite des agriculteurs. Les grands caféiculteurs sont à l’abri à Bangui la capitale tandis que les petits producteurs végètent actuellement en brousse. Les peuhls séléka sont devenus des percepteurs des taxes et des douaniers de circonstances aux ordres de Darras.

Obnubilés par les choses de la terre au détriment des intérêts collectifs, la classe politique et les autorités centrafricaines peinent à imposer le retour des Forces armées centrafricaines et laissent prospérer un immense trafic des richesses de leur pays.

Selon des sources concordantes la population de la Ouaka qui ne sait plus à quel saint se vouer, demande les armes aux centrafricains de bonne volonté pour s’auto-défendre contre ces bandits de grand chemin.
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