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Centrafrique: L"exclusion institutionnelle contre les musulmans
Publié le lundi 21 septembre 2015  |  Alwihda Info
RCA
© Autre presse par DR
RCA : à Birao, Michel Djotodia reconduit à la tête de la Seleka
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sociation "Egalité pour Tous"

Communiqué de Presse

Depuis la démission de Michel Djotodia, ancien Chef d’Etat de Transition en janvier 2014, la communauté musulmane centrafricaine et étrangère a fait et continue de faire l’objet, de manière subtile ou ouverte, d’une chasse aux sorcières au motif qu’elle aurait été complice de l’ex coalition Seleka de mars 2013 à janvier 2014.

Le monde entier est au courant de cette actualité qui a défrayé les chroniques. Cependant, ce que la communauté internationale ne sait pas, c’est que la coalition Seleka a été un élément déclencheur d’une haine latente et lointaine que vit la communauté musulmane centrafricaine.

Ce qui est étonnant, c’est lorsque les autorités actuelles de la transition ayant proclamé urbi et orbi leur volonté de réconcilier les communautés chrétienne et musulmane pour un retour définitif de la paix, l’association "Egalité pour tous", constate avec regret une exclusion institutionnelle de leur part contre cette communauté. Pour preuve, 3000 passeports délivrés à des musulmans durant l’éphémère règne de Michel Djotodia auraient été annulés par les autorités de la transition. D’ailleurs, c’était l’une des recommandations du Forum de Bangui.

Plus grave encore, le Conseil d’Etat vient de rendre une décision de justice contre des fonctionnaires musulmans intégrés sous Michel Djotodia au motif que cette intégration viole le principe de laïcité de la République. Au même moment, l’Association "Egalité pour Tous" constate que les plaignants (Collectif des Fonctionnaires du Ministère du Tourisme) et les Magistrats du Conseil d’Etat sont tous de confession Chrétienne. Par ce seul motif, leur décision n’est pas neutre et impartiale.

Elle en appelle donc aux Nations Unies, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine, à la CEEAC, à la CEMAC ainsi qu’aux organisations de défense des droits de l’Homme nationales et internationales de tirer sur la sonnette d’alarme pour dénoncer et condamner ces pratiques contre la communauté musulmane. Si l’on ne prend pas garde, des conflits peuvent encore resurgir alors que le pays est engagé sur le chemin du retour de la paix et de la concorde nationale.

Œuvrant pour la paix et l’égalité de tous les citoyens centrafricains au regard de la loi, l’association "Egalité pour Tous" en appelle aux autorités de la transition et à la communauté internationale de faire cesser ces pratiques d’un autre âge.
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