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La rue veut chasser CSP du pouvoir
Publié le lundi 28 septembre 2015  |  Centrafrique Libre
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La découverte du corps d’un jeune conducteur de taxi-moto musulman qui aurait été tué par des chrétiens a permis le déclenchement des représailles sanglantes et aveugles des djihadistes du KM5 sur la paisible population du 3è et du 5è arrondissement et risque de précipiter le départ de Cathérine Samba-panza du pouvoir.

Au terme de deux jours de tension, marquée des pertes en vie humaine d’une soixantaine de personnes, les banguissois ont dans leur majorité décidé de mettre fin à l’imposture de la communauté internationale qui a créé l’enclave et la poudrière du KM5, et le règne dictatorial et sanguinaire de Mme Samba-Panza. La capitale Bangui est paralysée depuis le début des hostilités lancées par les individus considérés comme des djihadistes de plusieurs nationalités, le samedi 26 septembre. Ces terroristes étaient partis pour commettre un génocide sous le regard complice des soldats de la MINUSCA lorsqu’ils furent stoppés dans leur progression par les vrais Balaka et non le très controversé et tristement célèbre traître M. Sébastien Wénézoui ,à proximité de Miskine dans le 5è arrondissement.

Chassés par la population à Gobongo et à Fouh, il y’ a une semaine alors qu’ils réclamaient le départ de CSP pour incompétence notoire, manquement dans l’exercice de ses fonctions, népotisme et détournement des deniers publics, les Anti Balaka emmenés par un vaillant sergent des Forces Armées Centrafricaines ont réussi à stopper la course de ces seigneurs de la mort.

Cet acte de bravoure a du coup rassuré la population qui a finalement décidé d’enterrer la hache de guerre contre les éléments incontrôlés des Balaka et de s’unir pour aller libérer le KM5 et de demander la démission de toutes les autorités de la transition. Tous les banguissois ont désormais deux mots d’ordre : Désarmement forcé du KM5 et démission des autorités impopulaires de la transition et Mme Samba-panza en particulier et ils semblent en avoir les moyens.

Un rassemblement des milliers des jeunes a eu lieu hier matin à Gobongo. A l’unanimité les conférenciers de la rue ont décidé d’ériger les barrières jusqu’à ce que les autorités ne démissionnent. Ils promettent d’occuper la piste de l’aéroport pour contraindre CSP de rester à l’extérieur. Les concerts de casseroles auront désormais lieu tous les soirs. D’ailleurs ils ont commencé hier dans tous les quartiers nord de Bangui.

Les officiers des FACA ne veulent plus se laisser faire, ils ont décidé d’aller au front au Km5 avec les moyens du bord. Ils mènent actuellement des tractations pour imposer un de leurs officiers supérieurs. Selon des sources dignes, des officiers et des soldats de rang ont rendu visite hier soir à l’ancien ministre de la défense M. le général de brigade Théophile Tchimangoa pour lui demander de prendre les rênes du pays. Ce dernier aurait décliné l’offre au motif qu’il ne maitrisait pas la situation. Des éléments de FACA auraient juré de ne plus se laisser faire, ils seraient actuellement des centaines aux environs du KM5 pour livrer ce qu’ils appellent désormais la bataille du rattrapage.

La société civile et la classe politique appellent à l’observation d’une grève et si possible d’une ville morte pour imposer l’application des résolutions onusiennes et les recommandations du forum de Bangui relatives au DDR et au réarmement des FACA.

En France et dans toutes les diasporas centrafricaines neuf centrafricains sur dix détestent Mme Samba-Panza et ne souhaitent plus qu’elle reste à la tête de la transition. Il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater ce record anthologique d’impopularité.
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