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Bangui tient à la visite du pape malgré les risques
Publié le jeudi 12 novembre 2015  |  AFP
Catherine
© RFI par DR
Catherine Samba-Panza, à la tribune de l`ONU
Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition centrafricaine, à la tribune de l`ONU, à New York, le 26 septembre 2015.
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La présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a souhaité jeudi que le pape François maintienne sa visite fin novembre dans ce pays malgré le défi sécuritaire que cela représente.

"J'ai reçu le nonce apostolique qui m'a demandé +Madame la Présidente si vous pensez que le pape ne doit pas venir, dites-le nous+. J'ai dit que le pape doit venir", a raconté Mme Samba Panza au micro de la radio RTL.

"L'arrivée du pape sera une grande bénédiction. Je tiens à ce que le pape vienne. Quel que soit le destin qui nous sera réservé. Et je crois que par la grâce de Dieu, le pape viendra et il n'y aura rien", a-t-elle ajouté.

La France, qui participe à la sécurisation de la Centrafrique, a mis en garde le Vatican contre les risques d'une telle visite dans un pays en proie aux violences interconfessionnelles et luttes de clans.

Outre la sécurité du pape elle-même va se poser celle des dizaines ou centaines de milliers de pélerins qui afflueront vers Bangui, la capitale, y compris de pays voisins.

La force française Sangaris (900 soldats) n'aura "pas suffisamment de capacités pour s'engager au-delà de ce qu'elle fait d'habitude en soutien de la Minusca (mission de l'Onu, 12.000 hommes)", a-t-on noté mercredi dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves La Drian.

Sangaris assurera la protection de l'aéroport et fournira une "capacité d'évacuation médicale des autorités" en cas d'incident mais ne "pourra pas aller plus loin", a-t-on souligné.

La Minusca, en première ligne dans la sécurisation du pays, qui reste confronté à une kyrielle de bandes armées issues de diverses rébellions, est en discussion avec les services de sécurité du pape concernant la visite.

Le Vatican a maintenu cette visite, prévue les 29 et 30 novembre, malgré les violences interconfessionnelles qui ont fait une soixantaine de morts fin septembre.

"Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre", a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican, le 2 novembre. Pour son premier voyage en Afrique, le pape François doit aussi se rendre au Kenya et en Ouganda.

La Centrafrique connaît un regain de tensions à l'approche des élections - référendum constitutionnel le 13 décembre, législatives et présidentielles le 27 - certains acteurs cherchant à faire dérailler le processus, selon Paris.
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