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RCA-Amnesty épingle l’Onu face aux violences contre les civils
Publié le vendredi 7 novembre 2014  |  Reuters
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© Autre presse par DR
Les casques Bleus de L`ONU en Centrafrique
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La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n’est pas parvenue à arrêter ni prévenir les attaques commises contre les civils faute de stratégie cohérente et d’un déploiement rapide, estime Amnesty International dans un rapport publié jeudi. Malgré la présence des casques bleus, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers d’autres ont été déplacés ces dernières semaines, selon l’organisation de défense des droits de l’homme.

"Si on veut qu’elle soit un tant soit peu crédible, la mission de maintien de la paix des Nations unies doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils des nombreuses violations auxquelles ils sont exposés", écrit l’ONG. "Concrètement, ça veut dire davantage de patrouilles, d’arrestations des fauteurs de troubles, de ceux qui commettent des crimes et s’assurer qu’ils soient traduits en justice", souligne Christian Mukosa, spécialiste de la RCA à Amnesty International, lors d’une conférence de presse à Paris.

Forte de 7.600 hommes, la Minusca a pris officiellement le 15 septembre le relais de la force africaine Misca, chargée depuis décembre 2013 de restaurer la sécurité dans le pays, avec l’appui de quelque 2.000 soldats de la force française Sangaris. À terme, la Minusca comptera 12.000 hommes. "Le déploiement de la mission est très lent, que ce soit à Bangui, la capitale, ou dans d’autres endroits du pays", indique le chercheur. "Ils ne sont pas encore à leur volume maximum mais se pose déjà un problème sérieux de stratégie cohérente."

PAYS MEURTRI

A titre d’exemple, le chercheur cite le cas de l’église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui, qui a été à plusieurs reprises la cible d’attaques armées. "Cette paroisse se trouve à l’intersection entre les communautés catholique et musulmane, il s’agit d’un point névralgique, or il n’est protégé que par une dizaine de casques bleus policiers burundais" peu équipés, indique-t-il.

Près de deux ans après, le pays reste meurtri par une spirale de violences et de tensions intercommunautaires. "A Bangui et ailleurs la situation reste très préoccupante malgré la présence des forces internationales qui essaient de faire quelque chose pour la protection des civils mais l’impunité demeure", souligne le chercheur.

Pour Amnesty, le problème est avant tout un problème de volonté politique et les discussions politiques en vue de la réconciliation nationale ne doivent pas empêcher de traduire en justice les responsables d’exactions. La RCA a plongé dans la violence après le renversement de François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013. Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
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