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Union sacrée du peuple centrafricain pour que la volonté du peulpe s’impose á tous
Publié le lundi 4 janvier 2016  |  Centrafrique Libre
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L’Union Sacrée du Peuple Centrafricain (USPC), mouvement citoyen d’action pacifique et résolue, a observé avec attention le déroulement du premier tour des élections présidentielle et législatives en République centrafricaine (RCA).

Elle note, avec satisfaction et admiration, la forte mobilisation des citoyens, lesquels ont voté massivement, dans une proportion jamais atteinte en République centrafricaine et inégalée même dans les grandes démocraties, et ce en dépit des risques physiques et de la désorganisation.

Elle note aussi que, d’une manière générale, le scrutin s’est déroulé dans un esprit de dignité et de responsabilité des centrafricains.

Mais, l’USPC a aussi pris note, avec une profonde préoccupation, d’une déclaration signée par certains candidats à l’élection présidentielle dont la victoire est improbable, et datée du 3 janvier 2016, par laquelle les signataires, au prétexte de mauvaise organisation et d’irrégularités, entendent remettre en cause le processus électoral ; exigeant « purement et simplement l’arrêt [des opérations électorales] au profit d’un processus concerté » et invitant « tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour la sauvegarde de la Nation ».

L’USPC condamne cette démarche, dans laquelle elle voit non seulement un mépris de la forte volonté populaire de rénovation exprimée à travers la participation massive au vote du 30 décembre, mais aussi la volonté de quelques nostalgiques des temps anciens de revenir à des pratiques politiques d’arrangements dans le dos du peuple et de captation du pouvoir par la force, volonté qui, si elle venait à se concrétiser, replongerait fatalement la République centrafricaine dans un autre cycle de violence socio-politique et de prédation économique au sommet de l’Etat.

Contre de telles perspectives funestes, L’USPC réitère à l’égard des candidats, en général, et des signataires de la déclaration du 3 janvier, en particulier, les termes de son interpellation du 13 octobre 2015, qu’elle considère comme exigences absolues pour une nouvelle République centrafricaine, à savoir :

Qu’est révolu en RCA le temps où l’on pouvait espérer accéder au pouvoir et s’y maintenir par la
Qu’est révolu le temps où l’on pouvait espérer tromper le peuple par des promesses inconséquentes, en achetant des voix ou en se livrant à la fraude électorale ;
Qu’est révolu le temps où le pouvoir pouvait être conquis pour son profit personnel et au mépris des aspirations du peuple ;
Que le but de tout parti politique, avant même la conquête du pouvoir, est l’éducation politique des masses.
En conséquence de quoi, l’USPC

En appelle aux autorités de la Transition, à l’ANE et aux représentants de la Communauté internationale en Centrafrique, pour que les mesures fermes soient prises afin de conduire le processus électoral à son terme dans les meilleures conditions possibles ;
Exhorte les candidats et partis politiques à jouer pleinement leur rôle de garant du respect de la volonté du peuple, ce qui implique avant tout de s’incliner devant le résultat des urnes ;
Estime que ce rôle implique aussi qu’en cas d’irrégularités et de malversation de nature à compromettre la sincérité des résultats, les candidats et partis politiques se doivent de saisir la Cour constitutionnelle afin de faire constater et sanctionner ces irrégularités et malversations ;
Considère que seul le recours à ces mécanismes constitutionnels est démocratiquement acceptable et condamne en conséquence fermement toute tentative d’arrangements ;
Déclare qu’elle n’hésitera pas, si nécessaire, à en référer le moment venu à la Cour constitutionnelle afin qu’elle applique rigoureusement les dispositions pertinentes de la Constitution, notamment celles qui prévoient que les auteurs, co-auteurs et complices d’une usurpation de la souveraineté par tout procédé non démocratique « sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat » (article 28 de la Constitution du 13 décembre 2015).
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