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Centrafrique : Quand les hommes d’affaires se mêlent à la politique
Publié le lundi 11 janvier 2016  |  Les Plumes de RCA
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© Autre presse par DR
Elections: les Centrafricains votent pour élire un président de la République et les députés
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Les relations symbiotiques et sulfureuses entre les sphères économique et politique sont devenues si fréquentes aujourd’hui en Centrafrique qu’on ne s’en étonne même plus ou presque. Les exemples sont ainsi légions de grands hommes d’affaires parvenus à de hautes positions dans la vie politique centrafricaine. Plusieurs exemples rappellent cependant que l’entrée de dirigeants économiques sur la scène politique ne va finalement pas entièrement de soi. N’oublions pas que les affaires n’ont pas une connotation très positive en politique. Il apparaît difficilement conciliable de prétendre vouloir servir l’intérêt général quand on a passé l’essentiel de sa carrière à poursuivre le sien plus particulier.

C’est pourquoi, voir déjà des hommes d’affaires s’aligner derrière un candidat à la présidentielle doit susciter des inquiétudes. Car, ces hommes d’affaires cherchent toujours à prospérer avec l’assentiment et sous le regard complice des autorités élues et sans que cela n’émeuve personne. Ce qui mène souvent à la « politique des copains », comme c’est le cas dans beaucoup de pays africains au détriment du peuple qui en a déjà fait suffisamment les frais.

Si la RCA veut renaître de ses cendres après plusieurs années de léthargie, le nouveau Président que nous devrons élire, devra avoir un projet ambitieux pour son pays qui se caractérisera par une politique visant à combattre les hommes d’affaires sulfureux. Cette politique rigoureuse doit surtout mettre l’accent sur l’attribution de marchés, éviter d’attribuer de gros marchés même de gré à gré au profit des proches du Chef de l’Etat. Une pratique devenue légion dans le pays.

Par conséquent, le peuple centrafricain doit être lucide dans le choix du nouveau Président afin de ne plus tomber dans le piège d’élire le « copain » des hommes d’affaires. Les relations entre le secteur privé et l’État, qui ont toujours été ambiguës sous les anciens régimes, se doivent maintenant d’être très claires. En d’autres termes, les liens entre les sommets de 1’Etat et le monde des affaires devront être délicats à élucider avec précision afin d’éviter que ces relations ne deviennent pas des lieux de prédation, moyens d’accumulation des richesses.

En Centrafrique, soulignons-le, l’homme d’affaires, c’est l’ami du pouvoir. Il faut changer cette mentalité. Des conseils dont le prochain gouvernement centrafricain devrait tenir compte pour, peut-être, améliorer sa gestion afin de ne pas hypothéquer l’avenir de tout un peuple déjà meurtri, spolié et exploité pendant des décennies par une oligarchie bourgeoise.

Le prochain pouvoir se doit de rompre avec ces puissances financières nationales et surtout d’éviter de s’acoquiner avec des hommes d’affaires étrangers aux objectifs troubles qui grugent le peuple.

Il est temps de saisir cette opportunité pour ne plus faire de la Centrafrique un paradis fiscal, ni un paradis pénal.

Que Dieu sauve la Centrafrique !
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