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Centrafrique: une table ronde des partenaires financiers à Washington pour relancer l’économie
Publié le mercredi 13 avril 2016  |  Agence d'information d'afrique centrale
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© aBangui.com par DR
Un immeuble de la Banque mondiale
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Sur sollicitation de la Banque mondiale, des bailleurs bilatéraux et multilatéraux de la RCA se réuniront ce samedi 16 avril à Washington, en vue de mobiliser les fonds nécessaires à la relance des activités économiques, ainsi que le processus DDR. Le but de la rencontre des partenaires financiers de la RCA, selon le représentant résident de la Banque mondiale à Bangui, Jean Christophe Carré, est de susciter un apport financier conséquent pouvant permettre au pays de faire face à ses multiples défis post-conflits. L’un des nombreux défis du nouveau gouvernement, a-t-il dit au sortir d’un entretien avec le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, est de mobiliser des ressources financières destinées au Programme de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) des groupes armés.

La crise qu’a connue la RCA a dévasté l’ensemble de son tissu économique, y compris des biens privés entrainant le déplacement interne et externe des populations. Durant la période de transition politique, certaines dépenses régaliennes de l’Etat ont été prises en charge par les institutions de Breton Wood. Les salaires des fonctionnaires quant à eux ont étés payés par la Banque mondiale. En 2015, le Fonds monétaire international (FMI) a octroyé plus de 10 milliards de FCFA pour rétablir la stabilité macroéconomique.

En mars de la même année, le FMI a accordé une facilité de crédit rapide de 7,9 millions de dollars au trésor public centrafricain pour justement aider le pays « à poursuivre la mise en œuvre d’un ensemble de mesures et de politiques économiques et structurelles destinées à rétablir la stabilité macroéconomique, à assurer le rééquilibrage des finances publiques et à renforcer les capacités des pouvoirs publics ». Le Conseil d’administration de l’institution monétaire avait alors estimé que la RCA reste confrontée à une crise qui nuit à la reprise économique et perturbe les fonctions élémentaires de l’État. Les partenaires du pays appelaient à un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

La RCA se dote d’un nouveau gouvernement

Pour rassurer ses partenaires financiers, la RCA avait besoin des nouvelles autorités issues des urnes. Elu au second tour le 14 février dernier, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a nommé un nouveau Premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale a été dévoilée lundi. Elle comprend 23 membres, parmi lesquels trois adversaires de Faustin Touadera à la dernière présidentielle.

Le président élu qui avait promis un gouvernement de compétence, a placé un technocrate, Henri Marie Dondra, au ministère des Finances. Actuellement directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), une institution financière panafricaine basée au Bénin et spécialisée dans la promotion des investissements publics et privés, Henri Marie Dondra aura la lourde tâche de renouer avec les partenaires financiers, c’est-à-dire d’assainir les finances de l’Etat, de rétablir la balance macroéconomique, de contrôler les recettes de l’Etat, de lutter contre la corruption et les détournements des deniers publics...

En ce qui concerne le Programme DDR et la restructuration des forces armées centrafricaines, il revient désormais à un autre candidat malheureux, Joseph Yakete, nommé ministre de la Défense nationale. Quant à Jean-Serge Bokassa, 43 ans, fils de l'ex-empereur Jean-Bedel Bokassa arrivé 5e au premier tour de la présidentielle, il prend le portefeuille de l'Intérieur et de l'administration du territoire. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la sécurité des biens et des personnes, est sans nul doute l’une des charges confiées à Jean-Bedel Bokassa.

Ancien ambassadeur centrafricain à l'ONU et universitaire, Charles Armel Doubane, devient ministre des Affaires étrangères. Dans d’autres ministères, on retrouve Léopold Mboli-Fatrane au département des Mines ; Yerima Youssouf prend la tête du ministère de l'Élevage ; et Théodore Jousso est nommé aux Transports et aviation civile. Toutes les personnalités issues des rangs des groupes armés (anti-balaka ou des ex-rebelles) à l’origine du chaos qu’a connu le pays entre 2013 et 2015, n’ont pas été sollicitées dans ce gouvernement.

Fiacre Kombo
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