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La solidarité , l’une des vertus républicaines qui fait défaut en Centrafrique
Publié le jeudi 26 mai 2016  |  Les Plumes de RCA
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© Autre presse par DR
Ville de Bangui
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En Centrafrique, l’individualisme a littéralement supplanté la solidarité dans la société contemporaine. Le socle social, qui était jadis fondé sur la notion de la solidarité, s’est peu à peu dépravé au détriment de l’individualisme. Or l’individualisme ne sied guère dans une société qui aspire au développement. Cela va sans dire qu’un pays ne prend son envol que sur la base de la mutualisation des énergies des uns et des autres. Une énergie fédérée constitue une force motrice pour le développement d’un pays. Ce faisant, si les Centrafricains étaient unis ou du moins fédéraient régulièrement leurs énergies, la Centrafrique se trouverait à l’heure actuelle parmi les pays Africains en voie de développement. Hélas ! Les Centrafricains peinent à s’unir. Au lieu d’être solidaire, ils sont plutôt des loups solitaires et développent par ricochet un égo surdimensionné qui a de tout temps tissé le tricot des querelles intestines, des querelles de clochers et des foires d’empoignes désastreuses dans le pays. Sans surprise, les pronoms personnels « Moi, je » sont les plus usités en Centrafrique. Rares sont les fois où l’on entend les pronoms « Nous, vous ». Tellement que le Centrafricain est trop friand de sa propre personne, il peut même braver les interdits pour assouvir ses intérêts grégaires et égoïstes. Le Centrafricain a toujours montré à quel point il peut mettre en danger la vie de tous ses concitoyens dans l’unique but de s’offrir un fauteuil juteux. Pire encore, il peut se mettre en intelligence avec une force étrangère dans l’optique de déstabiliser son propre pays. Me diriez-vous, ce n’est pas tous les Centrafricains qui s’adonnent à ce genre de méthode peu orthodoxe. Certes ! Mais s’il faut paraphraser l’autre, une dent pourrie fait souffrir toute la mâchoire. Qu’on se l’avoue, les multiples soubresauts du pays avec leurs cortèges de conséquences incalculables sont insidieusement l’œuvre des propres fils et filles de la Centrafrique. Même dans l’instance politique, gouvernementale, sociale et consort, tout le monde n’évolue qu’en solo.

La solidarité gouvernementale est parfois battue en brèche par certains ministres. On se souviendra toujours et encore des couacs des gouvernements successifs du pays. A l’allure où l’individualisme monte en puissance dans le pays, si l’on n’y prend garde, cela affecterait au plus haut point la cohésion sociale et amenuiserait au maximum tous les efforts que le pouvoir actuel consentirait. Il est grand temps que le système en place fasse de la solidarité son cheval de bataille. Sous d’autres cieux notamment en Afrique de l’Ouest, la solidarité fait partie de la fierté nationale. Au Ghana, au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal et dans bien d’autres pays ouest africain, la solidarité fait partie des liens fondamentaux du socle social. Dans ces pays sus mentionnés, les nationaux sont trop solidaires. Il suffit d’avoir un souci avec un malien, un ghanéen, un burkinabé, un sénégalais pour s’attirer la foudre de ses compatriotes. Dans ces différents pays ouest africains, les préférences nationales priment dans tous les domaines : En matière d’emploi, les nationaux sont les plus privilégiés. Au Ghana, pour qu’un étranger puisse être embauché, il doit d’abord se procurer le permis d’emploi qui coûte la modique somme de 2000 dollars. En plus du permis d’emploi, il devra disposer d’une carte de séjour en cours de validité. L’objectif poursuivi par cette tracasserie paperassière est de privilégier dans un premier temps les nationaux. A dire vrai, la notion de la solidarité n’est guère un vain mot dans ces pays ouest africains. Au Mali, il y’a même un ministère de la solidarité qui milite à outrance pour la consolidation de cette vertu.

Si l’on admet que la politique est l’art de gouverner la cité, il est temps que la solidarité en fasse partie. Si gouverner c’est aussi prévoir, le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra devra prévoir les conséquences de l’individualisme qui ne cessent de s’enfler dans notre environnement sociétal. A travers une politique préventive, anticipative voire curative, l’on peut remettre au cœur de la matrice sociale, la notion de la solidarité. Tels sont les mots contre les maux de notre sociétés.

Rodrigue Joseph prudence Mayte
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