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Banana banana, la descente aux enfers de la Centrafrique continue
Publié le lundi 13 juin 2016  |  LNC
Bangui
© Autre presse par DR
Bangui capitale de la Centrafrique
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Le Centrafrique, pays instable par définition aura connu entre 2012 et maintenant, la plus grave crise de son histoire, et pourtant, cela perdure d’une autre manière avec la mascarade politique actuelle de légitimité.

En République Centrafricaine, tout n’y est que dans le faux semblant et trompe l’oeil, comme des enfants qui jouent à désespérément ressembler aux adultes.

Sa Constitution actuelle fut mise en place par de pseudo autorités issues d’un coup d’état. Cette même Constitution ne fut jamais avalisée par les centrafricains, ils ne l’ont jamais lu, étant donné que le texte ne leur a jamais été soumis pour lecture. Et pourtant, les dites instances internationales ayant mis ce pays sous tutelle, de valider cette espèce de faux referendum. Au mépris complet de la liberté d’un d’un peuple à disposer de lui-même.

L’ambassade de France à Bangui validait même les résultats du référendum avant même la fin des votes, c’est dire

Dès décembre 2012, le président français François Hollande fut pourtant très clair : “La France n’est en RCA que pour y défendre ses intérêts”.

A partir de là, étant un des 5 membres permanents de l’ONU, elle a instrumentalisé cette institution pour intervenir en Centrafrique, non pour le bien des centrafricains, mais pour elle-même. Car si ce fut, pourquoi, ne serait-ce que sur le dossier des viols par des Sangaris, elle étouffé et clôt le dossier d’ores et déjà ? Les mineurs en RCA n’ont pas aussi droit à la justice ? Manifestement, ce n’est pas l’avis de la métropole, car il faut s’avouer les choses, la FRANCE est bel et bien redevenue la métropole de la Centrafrique. Son nouveau président ne cesse de se coucher aux pieds de François Hollande.

Et nous voilà revenus en 1960, à l’époque où la France faisait semblant de donner son indépendance à ce pays.
LES FAUSSES APPARENCES

Tripatouillages des élections générales, législatives et présidentielles, corruption de masse pour imposer un musulman à la tête du parlement du pays, tous les ingrédients sont là pour de nouveau qualifier la Centrafrique de pays bananier.

Une constitution bancale, incohérente, contradictoire, c’est de cela que les centrafricains, à l’insu de leur plein gré ont hérité.

Le texte dit PAYS LAIC, et pourtant le chef de l’état doit jurer lors de son installation AU NOM DE DIEU

PLUS RIDICULE TU MEURS !

Les élections initiées fin 2015 se voulaient être une possibilité de tourner la page du sanguinaire et autres cas de cannibalisme dans le pays. Fausse espérance.

Rien n’a changé, c’est même pire, car sous de faux masques de démocratie, la RCA descend encore d’avantage dans souterrains de l’enfer.

Avec le nouveau président,; ce sont les mêmes corrompus d’avant qui sont de retour. A croire que ce pays ne sait faire que répéter ses bêtises.

DDR, DDRR, pour aller où ? L’essentiel des forces rebelles en RCA ne signeront pas les protocoles du DDR. Les forces Séléka, bien au contraire, en rient, mais pire, accentuent leur ascendance sur les près de 60% du territoire sous leur contrôle Juridiquement parlant, nous sommes déjà de fait, devant un pays partitionné.

Faustin Touadera devant cette situation, qu’a t’il fait ? Un déplacement à Obo avant son investiture et un déplacement à Bouar récemment pour y faire son tam tam, c’est tout.

Et le concernant, quel est son plus au pays ?

Entretenir la culture de la mendicité internationale ? Abandonner les devoirs régaliens de l’état aux ONG ? Refaire du Bozizé dont il fut le Premier ministre soumis et couché ?

Dans son absence de programme, parle-t’il ne serait-ce que de la cessation des rackets aux barrières sur les routes par des gendarmes ? Quel est concrètement son programme économique ?

Et pourtant, lui est le plus à même de savoir qu’en RCA, le pouvoir est instable. Les Séléka actuellement peuvent le mettre dehors à tout moment, et ce ne seront pas les soit disant violeurs de la Sangaris ou de la Minusca qui s’y interposeront.

Cultiver son image en passant le plus clair de son temps à voyager, instrumentalisant la presse pour faire croire qu’il est toujours un professeur actif de mathématiques, cela ne trompe que les gogos. La RCA attend de lui autre chose que de la téléréalité.

Charles Armel Doubane, diplomate centrafricain de renom sert à quoi en tant que ministre des affaires étrangères, étant donné que l’international est géré par les séides nullards de Touadera ?
ROMPRE AVEC LA TRANSITION

Le retour politique et légal à l’état de droit en RCA obligeait le nouveau chef de l’état à rompre complètement avec les instances de la transition. Il n’a rien fait de tout cela.

La Cour Constitutionnelle de transition n’a plus lieu d’être, son nom parle de lui-même.

L’A.N.E la bien nommée doit disparaître. Tout comme toutes les autres instances de la transition.

Aussi, nous nous posons la question, Faustin Touadera a-t’il même conscience des obligations et contraintes de sa charge ?

N’évoquons même pas sa complicité pleine et entière de la magouille de Meckassoua pour faussement devenir le président de l’Assemblée nationale.

Car s’il laisse faire cela déjà, alors le pire est à venir, et la Centrafrique de plus encore de descendre aux enfers.

Juin 2016 LAMINE MEDIA
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