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Centrafrique: les Séléka se préparent-ils pour une nouvelle action à Bangui ?
Publié le lundi 20 juin 2016  |  Corbeau News
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© Autre presse par DR
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Il y’a une semaine, les éléments de l’ex-coalition Séléka ont investi durant 5 jours la ville frontalière de Ngaoundaye faisant une dizaine de morts dont un gendarme centrafricain en poste dans cette ville. Cette action regrettable a été revendiquée dans un message reçu par CNC par une faction de l’ex-coalition qui dit vouloir faire juste la reconnaissance du terrain. Pourquoi une telle reconnaissance du terrain au moment où tout le monde s’attendait au désarmement des groupes armés?
Désarmer les groupes armés et rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, tels sont les objectifs prioritaires fixés par le Président Touadéra lors de son discours d’investiture le 30 mars dernier. Or, depuis cette date, aucune avancée réelle et palpable n’a été constatée sur le terrain et que le Président de la République semble oublier ses priorités qu’il avait lui-même fixées en amont et s’adonne aux voyages, si bien que les groupes armés qui sont sensés passer au désarmement se réarment tranquillement. Selon un membre de l’Etat-Major de l’ex-coalition Séléka contacté par CNC, le mouvement Séléka n’a aucune ambition pour le moment de redescendre sur Bangui, mais, la priorité d’aujourd’hui c’est la consolidation du territoire qu’ils occupent et l’acquisition d’autre armes de guerre en attendant le DDR. « Les actions de représailles aussi font parties de nos priorités » rajoute-t-il pour conclure.
Alors, pourquoi observe-t-on des mouvements de reconnaissance du terrain et des agitations partout ces dernières semaines? La présence de Nourredine ADAM à Ndélé, la brève occupation de la ville de Ngaoundaye, l’occupation partielle de la Préfecture de l’Ouham-Péndé, le désarmement des gendarmes à Bocangolo, le désarmement des policiers hier en après-midi vers Km5… inquiètent énormément les centrafricains d’autant plus que le programme du Désarmement et Démobilisation piétine encore. Le Gouvernement de Sarandji, qui vient à peine de montrer sa faiblesse, ne fait qu’observer ces mouvements et crier au complot contre le pouvoir de TOUADERA. Selon nos informations, c’est l’axe Nairobi dont en tête l’ancien President François BOZIZÉ qui est derrière ce putsch avorté mais par peur d’accuser directement le Parrain, le 1er Ministre préfère se tourner vers Nourredine et Djotodja deux têtes que la majorité des centrafricains ne veulent pas entendre. À quand la fin de cette hypocrisie?
En 2015, les deux anciens Présidents de la République, le Général François BOZIZÉ et Michel DJPTODIA, ont signé à Nairobi au Kenya un accord politique exigeant une troisième transition mais depuis l’élection de TOUADERA comme Président de la République, ces derniers ont gardé un silence inquiétant et pesant pour le gouvernement en place.
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