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Centrafrique: Ville de Kaga-Bandoro en état de guerre
Publié le samedi 17 septembre 2016  |  Corbeau News
Séléka
© Autre presse par DR
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Commerces fermés, population terrée chez elles, telles sont les images de la ville de Kaga-Bandoro depuis ce matin. Des rumeurs font état de l’avancée des miliciens Anti-Balaka arrivé hier nuit dans le village Ndomété situé à 10km de la ville de Kaga-bandorro, fief de l’ex-coalition Séléka. Sur ces entrefaites, les éléments de la séléka mettent en position de combat tous leurs arsenaux de guerre. Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui domine dans cette ville.
Depuis le retour au pays du patron en chef de la milice Anti-Balaka, le fils à papa BOZ, Francis Bozizé, on remarque la montée en puissance de la milice chrétienne Anti-Balaka qui reprenne forme et s’organise et la méfiance des groupes armés composant la séléka.
Pour répondre efficacement à ces menaces, les Séléka se renforcent en armes et aux hommes depuis le Sud-Soudan et Tchad. Des dizaines de véhicules 4×4 ont été livrés aux hommes du général Nourredine Adam dans le cadre du renforcement de capacité de son groupe de rébellion.
Selon nos informations les miliciens anti-balaka pré positionnés à Ndomété et dirigés par un ancien officier de la garde présidentielle de Bozize ont été surpris de voir arrivés, toujours bien malades, les malades du village hospitalisés déguerpis d’urgence l’hôpital de Kaga-Bandoro. Pour cause, un élément séléka sur quatre accidentés, succombé des suites de ses blessures à l’hôpital préfectoral. Pour la séléka, c’est la non-assistance à temps réel et voulu et les propos discriminatoires du personnel dudit hôpital qui ont occasionné la mort d’un des leurs. En guise de bien s’occuper d’eux, ils décident d’occuper l’hôpital provoquant ainsi le déguerpissement de tous les malades et le personnel.
Pour l’heure, les militaires de la MINUSCA sillonnent la ville patrouillée par les hommes de la séléka aussi pour recueillir des informations et interposés pour protéger la population civile s’il le faut.
L’inaction du gouvernement, la formation militaire des jeunes désœuvrés par le pouvoir en place, le retour au pays et la liberté du mouvement du commandant en chef des anti-balaka Francis Bozizé, les réarmements de la séléka, la liberté des mouvements transfrontaliers de Nourredine Adam, ne peuvent, en aucun cas, permettre le retour d’une paix durable dans ce pays. La justice doit faire son travail très rapidement pour que chaque centrafricain retrouve de la quiétude. Le DDRR annoncé en formule actuelle n’est qu’un forage d’argent à puiser par les plus malins. L’issue est connue d’avance.
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