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Centrafrique : « L’argent qui va être donné par les bailleurs de fonds, c’est pour reconstruire le pays » dixit A.G Dologuelé
Publié le mardi 29 novembre 2016  |  Corbeau News
Anicet
© Autre presse par DR
Anicet Georges Dologuélé, Président du Parti URCA.
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L’apport de l’opposition centrafricaine à la table ronde de Bruxelles avec les bailleurs de fonds est non négligeable. Elle a dû peser de son poids pour le succès de cette rencontre avec les bailleurs de fonds. L’argent qui va être donné, c’est pour construire le pays, c’est pour rendre la population plus heureuse. Martin Ziguelé, Karim Meckassoua et Annicet Georges Dologuelé formant l’union sacrée au tour du président Touadera ont apporté leur contribution à la réussite de la ladite rencontre. Plus de 1000 milliards annoncés lors de cette table ronde par les bailleurs pour financer le plan de relèvement de la République Centrafricaine. Le chef de l’opposition centrafricaine interpelle sur la gestion de ces fonds afin de gagner la confiance totale des bailleurs.
Les autorités centrafricaines se sont mobilisées pour la table ronde de Bruxelles qui a été un succès. Le président de la République Faustin Archange Touadera a compris qu’il fallait associer tout le monde afin de faire un bloc au tour de plaidoyer aux bailleurs de fonds à Bruxelles pour le financement du plan de relèvement du pays. L’opposition du pays n’a pas été mise à la marge, elle a été également associée, au nom de l’union sacrée à cette rencontre avec les bailleurs au développement. Sur l’initiative du gouvernement, le succès de la table ronde de Bruxelles avec les bailleurs de fonds a été l’effort de tous. Tout le monde, du régime en place et de l’opposition et de la population, s’était mobilisé pour l’intérêt commun de la nation.
« Martin Ziguelé, Madame Epaye, Karim Meckassoua et moi-même, nous étions partis pour montrer au monde entier que le parlement est à côté des populations, que le parlement appui l’initiative du gouvernement pour permettre à la population d’avoir suffisamment de moyens pour que le pays soit reconstruit. Et singulièrement, moi en tant que chef de file de l’opposition, ma présence était une caution importante. Je suis, comme vous le savez, banquier et économiste. J’ai déjà pas mal de fois, négocié avec les bailleurs de fonds. J’ai participé à des tables rondes pour d’autres pays. Et doc, j’estimais que d’être là en tant chef de l’opposition, c’est de montrer que nous sommes unis derrière la cause. Ce que nous recherchons, c’est d’influencer positivement les bailleurs de fonds » a martelé Annicet Georges Dologuelé, dans une interview à la radio Ndeke-Luka.
Le déplacement des opposants aussi comme députés à l’Assemblée Nationale au côté du gouvernement et du président de la République a beaucoup joué quelque part. Les montants qui ont été alloués sont pour les 5 ans dont une partie importante couvre les 3 ans, sont satisfaits quant aux attentes. Les négociations continuent entre gouvernement et d’autres bailleurs de fonds. Mais de l’avis du président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), il faut une gestion rigoureuse et transparente de fonds issus de la table ronde de Bruxelles pour attirer d’autres bailleurs à faire plus. « Si les sommes qui ont été allouées sont bien utilisées, il va sans dire que d’autres bailleurs seront encouragés et pourront faire d’autres annonces par la suite. Le principe d’une table ronde est que les bailleurs viennent faire des annonces et donc pour mobiliser ces fonds, chaque bailleur de fonds a ses procédures. Et nous avons au ministère du plan et de l’économie des techniciens qui doivent approfondir leurs connaissances, les méthodes de questionnement de ces bailleurs de fonds. Pour beaucoup d’annonces, il faut des projets concrets, il faut que ces projets soient montés de manière professionnelle pour permettre que les décaissements se fassent rapidement » a-t-il interpellé. Pour lui, il y a encore beaucoup de travail à faire afin de bénéficier du décaissement de ces fonds. Il faut à cet effet, un système de contrôle de la gestion, et le parlement en est la première sentinelle. « Au niveau de contrôle de ces ressources, nous sommes un pays, nous avons une constitution qui dispose que le parlement contrôle le gouvernement. Donc, le parlement jouera son rôle, et les bailleurs ont leur méthode également pour contrôler l’utilisation de leurs fonds mais le parlement jouera son pour que l’argent soit dépensés à bon escient. C’est le principe de la démocratie », a-t-il renchérit.
Par ailleurs, le président de l’URCA Anicet Georges Dologuelé affirmé qu’il n’y a pas de discorde entre l’opposition et ceux qui sont en commande du pays même s’il y a de divergence sur les points de vue. « Les hommes politiques sont en permanente compétition quand il y a un enjeu. Nous étions tous les quatre candidats à l’élection présidentielle. Et quand vous voyez tous les quatre parlementaires à la conférence de Bruxelles, nous étions tous les quatre candidats au perchoir de l’Assemblée Nationale. Mais il y a un vainqueur et quand il y a un vainqueur, le reste des candidats est dans la République, ils jouent leur rôle. A l’Assemblée Nationale, nous travaillons tous ensemble, il n’y a pas de discorde » a-t-il affirmé. C’est normal que dans une démocratie, il y ait des points de vue différents sur certains sujets. C’est ça qui anime la vie politique.
L’union sacrée pour l’intérêt commun de la nation.
Le président de l’URCA pense que l’union sacrée des hommes politiques centrafricains devrait se traduire dans les faits. Cela s’est prouvée à Bruxelles où l’opposition et le pouvoir en place ont défendu une cause au nom de l’intérêt national. « Je pense qu’on argote trop sur le thème d’union sacrée. Cela est devenu une chanson, c’est devenu un slogan populiste. L’union sacrée, c’est dans les faits. Et moi, chef de l’opposition, quand je me suis déplacé à Bruxelles, appelez ça comme vous le voulez, mais pour dire je suis aux côtés des populations », a-t-il ajouté avant de souligner que « l’argent qui va être donné, c’est pour reconstruire le pays, c’est pour rendre la population plus heureuse. C’est peut être ça qu’on peut appeler l’union sacrée ». L’union sacrée dont on chante n’est pas seulement, d’après Annicet Georges Dologuelé, des hommes politiques qui se mettent ensemble pour signer des documents.
DDRR des groupes armés au centre de préoccupations.
Le premier pilier de l’accord qui a été présenté à Bruxelles, c’est pour le Désarmement Démobilisation et Réinsertion des groupes armés et la Réconciliation nationale. Pour la mise en œuvre, le président de l’URCA estime qu’il faut que les hommes en armes arrêtent de tirer sur les populations. De son avis, il faut une politique réelle du gouvernement dans ce sens.
« J’avais parlé de dialogue, les gens m’ont dit mais comment dialoguer avec les gens qui sont des criminels. Mais soit vous avez la force, vous imposez la force, soit vous n’avez pas la force et vous discutez. Et c’était ça le but primaire de l’union sacrée, c’était de discuter ensemble pour aborder les questions de sécurisation du pays » a-t-il poursuivi.
Il a pris pour exemple la réunion des députés de Bocaranga où il est aussi député dans l’Ouham Pendé au nord du pays, qui se sont mis ensemble pour discuter et échanger pour voir comment aborder la question de la rébellion de Sidiki qui sévisse dans la région. Des discutions ont été entamées avec les administratifs, avec les acteurs sur le terrain pour voir comment s’approcher des hommes en armes afin que dans un premier temps, ceux-ci cessent avec les violences et de faire une réconciliation. Selon lui, cela est une initiative qui doit être prise avec tous les acteurs nationaux, le gouvernement, l’Assemblée nationale, les chefs traditionnels.
« Il faut une discussion d’ensemble, personne n’a le monopole d’imposer la paix. Il faut que chacun se sente concerné, les populations, les hommes en armes, le parlement, le gouvernement. C’est ce qu’il faut faire », a-t-il proposé.
Enfin, le président de l’URCA a évoqué la structuration de son parti à travers les organes de base qui font le bilan des dernières élections pour mieux préparer le prochain scrutin.
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