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Centrafrique : Un autre casque bleu tué vers Bocaranga, 3R rejette la responsabilité
Publié le vendredi 6 janvier 2017  |  RJDH Centrafrique
Silence
© Autre presse par DR
Silence du governement sur de nouvelles accusations d’abus sexuels portees contre la MINUSCA à BAMBARI
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Bocaranga — Un soldat du contingent Bangladesh de la Minusca a été tué hier 05 Janvier dans une attaque à 25 km de Bocaranga. Un énième meurtre condamné par la Minusca et qui relance le débat sur le désarmement forcé des groupes armés.

Deux jours après la mort de deux casques bleus marocains dans une embuscade tendue par un groupe armé non identifié dans le Haut-Mbomou, une autre mort a encore frappé le contingent Bangladesh de la Minusca qui a perdu l’un de ses soldats à Koui dans un guet-apens.

Après ce meurtre, des voies se sont élevées pour accuser la rébellion 3R qui contrôle la région de Koui d’être l’auteur de ce crime. Cette accusation est rejetée par Bachir, porte-parole du mouvement rebelle qui a donné sa version des faits contrairement à celle de la Minusca.

Selon lui, « il y avait eu altercation entre les Anti-Balaka et nos hommes au moment où le contingent Bangladesh est arrivé pour nous séparer. Mais ce n’était pas nous qui avons ouvert le feu sur le contingent », a-t-il expliqué. « Le 3R est pour le processus du DDRR pourquoi encore tirer sur les forces de la Minusca ? » S’est-il interrogé.

Il a été difficile de joindre des Anti-Balaka de la région pour leur version des faits.

Dans son communiqué, la Minusca a condamnée avec fermeté cette nouvelle attaque lâche ainsi que toutes les agressions et provocations contre les casques bleus.

Le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous a dans une interview accordé à Radio France Internationale, a souligné l’importance de désarmer les groupes armés. «Il faut vite désarmer les groupes armés à cause de la multiplication de l’incident sécuritaire même si certains refusent. C’est pourquoi la Minusca prend une posture aussi proactive que possible sur le terrain, parce que c’est inacceptable. Donc c’est vraiment une de nos priorités de voir ce programme de Désarmement et de Démobilisation en place durant la première période de cette année », a-t-il souhaité.

La déclaration d’Hervé Ladsous remet sur la table la problématique de désarmer par la force les groupes armés qui fait débat.

Deux marocains tués à Mboki et un Bengladesh, tué à Bocaranga ont reçu le dernier hommage ce vendredi au quartier général de la Minusca à Bangui.
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