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Le Coordonnateur humanitaire intérimaire, Michel Yao, appelle les donateurs à maintenir leurs engagements
Publié le mercredi 8 mars 2017  |  Agence Centrafrique Presse
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© Autre presse par DR
Dr Michel Yao, représentant de l`OMS en Centrafrique
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Bangui - Le Coordonnateur humanitaire par intérim, le docteur Michel Yao, a appelé, au cours d'une conférence de presse, mardi 7 mars 2017 à Bangui,

L’action humanitaire en Centrafrique fait face à un sous financement chronique, a souligné le docteur Yao, qui a saisi l’occasion pour rappeler aux donateurs que la crise en Centrafrique n’est pas terminée et qu’ils doivent maintenir leurs engagements.

La multiplication et la persistance des foyers de tension ont entraîné de nouvelles vagues de déplacements et une augmentation des besoins, en particulier sur l’axe Bria- Ippy- Bamabri et Grimari, qui est une source de préoccupation pour la communauté humanitaire, a-t-il expliqué.

L’allocation de six(6) millions de dollars du Fonds Central d’Intervention d’urgence (CERF) en janvier 2017 devait permettre au Programme Alimentaire Mondiale des Nations-Unies (PAM) de venir en aide à 36.800 personnes nouvellement affectées par l’insécurité alimentaire dans la zone de Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, a-t-il indiqué.

Il a également annoncé l’organisation prochaine à Yaoundé d’une session d’information à l’endroit des partenaires techniques et financiers, des représentants des Etats membres des Nations-Unies et du corps diplomatiques accrédités en Centrafrique et au Cameroun.

Le docteur Yao a par ailleurs adressé une mise en garde aux groupes armés, auteurs des violences, contre les conséquences néfastes de leurs affrontements sur les civils et les a appelés à respecter et faire respecter le droit international humanitaire.

Les conséquences humanitaires de l'aggravation de la situation sécuritaire sont multiples, notamment les nombreuses entorses au Droit international humanitaire et les exactions contre les civils.

Il a estimé que les nouveaux besoins générés par le regain de violence s’ajoutent à un niveau de besoin et de vulnérabilité déjà élevé et accentuent la pression sur la planification de la réponse humanitaire.

"Pour l’exercice 2017, son budget est de 399,5 millions de dollars américains et permettra de répondre aux besoins de 2,2 millions de personnes soit une personne sur deux de la population totale de la Centrafrique". Mais, a-t-il regretté, le plan de réponse humanitaire en Centrafrique n’est financé qu’à hauteur de cinq pour cent, soit dix neuf (19) millions de F CFA.

Il a enfin invité les professionnelles des médias à s’engager afin d’éradiquer les violences faites aux femmes avant l’année 2030.



Basile RBENE/ACAP
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