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CENTRAFRIQUE : 6ème Anniversaire de la disparition du Président Ange Félix PATASSÉ célébré en liesse dans un pays en lambeau
Publié le vendredi 7 avril 2017  |  Corbeau News
Feu
© Autre presse par DR
Feu président Ange Felix Patassé
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Disparu le 05 Avril 2011, la commémoration du 6ème anniversaire de la disparition du feu président de la RCA Ange Félix PATASSE a lieu ce 05 Avril 2017 à la ferme familiale située au PK 26 route de BOALI, en présence des autorités centrafricaines, amis connaissances et parents. Président de la RCA de 1993 à 2003, le Président PATASSE a consacré toute sa vie pour la lutte démocratique et l’entente entre les centrafricains de tous bord. C’est ainsi qu’en 1993, il sera élu le premier Président démocratiquement élu de la RCA, inaugurant ainsi l’ère et l’avènement de la Démocratie en RCA.

Franc, véridique, et homme de dialogue, les proches collaborateurs d’Ange Félix PATASSE gardent de lui, l’image d’un grand Homme d’Etat pour qui l’Unité du peuple centrafricain était placée à la première enseigne comme en témoigne la foule hétéroclite de toutes les ethnies, de toutes les tendances politiques venues se recueillir sur le mausolée de l’illustre disparu.
Figure de proue de la politique centrafricaine et africaine, Ange Félix PATASSE s’est toujours montré attachant des valeurs humaines et des droits de l’Hommes. Dans son speech de la circonstance, le représentant de la famille et fils ainé du défunt président PATASSE, monsieur Sylvain NGAKOUTOU PATASSE a plaidé pour une pension digne de ce nom aux premières dames des Chefs d’ETAT de la RCA disparus.
Il convient de signaler que cet anniversaire commémoratif du décès du président PATASSE intervient à un moment ou depuis plus de trois ans, la RCA traverse l’une des périodes les plus sombres et les plus troubles de son histoire avec, en toile de fond, un spectre de balkanisation du pays car 60% du territoire national est occupé par des groupes armés habités des velléités sécessionnistes. Voici en intégralité, le discours du représentant de la famille PATASSE pour la circonstance.
Excellence, Monsieur le Représentant du Président de la République, Chef de l’Etat ;

Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;


Distinguées invités ;


Chers parents et amis ;


Mesdames et Messieurs,


Je voudrais tout d’abord au nom des familles PATASSÉ et alliés, vous souhaiter la bienvenue en ce lieu symbolique.
Avant de commencer mes propos, je vous invite humblement à observer une minute de silence en la mémoire du disparu.
Mesdames et Messieurs,
Les funérailles constituent généralement la dernière occasion, un moment douloureux, pour dire adieu à la personne décédée qui nous est chère.
Même si la vie doit poursuivre son cours, nous nous devons chaque année après l’enterrement et à la date anniversaire du décès commémorer la mémoire de l’être que nous avons perdu.
En effet, le deuil ne se termine jamais le jour des obsèques. Il se fait progressivement sous forme de rencontres qui nous permettent de rendre hommage au défunt en partageant ses souvenirs positifs ainsi que ses réalisations.
Comme un devoir de mémoire, c’est à cet exercice que je vous convie en cette 6ème année commémorative du décès de notre regretté et bien aimé Ange Félix PATASSÉ, ancien président de la république, chef de l’État.
Figure emblématique de la scène politique centrafricaine pendant plusieurs années, le Président PATASSÉ fut un grand patriote, un humaniste et panafricaniste convaincu.
Point n’est besoin de rappeler ici les sacrifices consentis par ce dernier pour l’instauration de la démocratie dans notre pays avec pour ambition son développement intégral.
Les compatriotes qui ont travaillé avec lui et l’ont accompagné dans ses œuvres pourront mieux que moi, témoigner de l’amour qu’il avait pour sa patrie.
Notre souhait est que ses souvenirs restent vivants pour les générations futures.
Cependant n’attendons pas toujours après leur mort pour reconnaître nos contemporains à leur juste valeur.
La République doit pouvoir être reconnaissante envers ses filles et fils qui ont conduit la destinée du pays en leur accordant une retraite conséquente leur permettant de vivre décemment après les services rendus à la nation.
Ainsi, même si aujourd’hui les présidents Bokassa, Dacko et Kolingba ne sont plus en vie, leurs veuves encore vivantes devraient être prises en charge par l’État par rapport aux pensions d’anciens Chefs d’État de leurs défunts maris.
Le Président de la République, Chef de l’État, son excellence Faustin Archange TOUADERA avec lequel j’ai échangé sur cette question s’est montré très sensible.
Je voudrais saisir cette occasion pour lui adresser les remerciements de la famille pour son soutien à la réussite de cette journée commémorative.
Excellence, Monsieur le Représentant du Président de la République, Chef de l’Etat ;


Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;


Distinguées invités ;


Chers parents et amis

Mesdames et Messieurs,


L’heure n’est pas au grand discours, je voudrais donc, pour terminer mes propos, remercier au nom de la famille, chacune et chacun d’entre vous d’avoir bien voulu honorer de votre présence cette cérémonie.

Merci de votre attention.
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