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Centrafrique : Certaines avenues de Bangui dans le noir
Publié le mercredi 6 septembre 2017  |  RJDH Centrafrique
RCA:
© Autre presse par DR
RCA: des coupures d`électricité de plus en plus courantes à Bangui
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BANGUI (RJDH)—Plusieurs avenues de Bangui manquent d’éclairage public depuis des années. Cette situation justifie l’insécurité et encourage le vol à main armée dans la ville selon la population interrogée par le RJDH lors de son micro-trottoir.

La ville de Bangui a été rythmée par les manifestations des usagers de l’électricité les mois passés. La vétusté des machines de l’Enerca a entrainé un programme de délestage et la répartition de l’électricité 8 heures par le découpage par zone. Le comportement incivique caractérisé par le vol de l’électricité, la défaillance de la mairie à veiller sur l’éclairage public sont des arguments avancés par l’Enerca pour expliquer le phénomène.

Il s’agit principalement des avenues David Dacko qui longe le centre-ville jusqu’à Bimbo, en passant par l’avenue de France et de la CEMAC. Selon les habitants, ceci est une cause de l’insécurité et des accidents routiers dans la ville, « le fait d’éclairer les avenues assure une sécurité dans la ville. Mais lorsque certaines parties des avenues sont sans éclairage, cela constitue un danger pour la circulation et ce, surtout au moment où nous traversons une période d’insécurité dans le pays», a déploré Thierry, un habitant du 2e arrondissement de Bangui.

Un usager de voie publique raconte aussi qu’il a été victime de vol à cause de l’obscurité dans laquelle profitent les malfrats. « J’ai été victime d’un cas de vol au niveau de l’avenue CEMAC dans le 6e arrondissement. Le malfaiteur a pu emmener mon téléphone et mon sac dans lequel se trouvait mon ordinateur à cause de l’obscurité. Beaucoup comme moi en sont victimes et nous ne savons quoi faire » a-t-il regretté.

Face à ce constat de désarrois, un habitant exhorte le gouvernement et l’Enerca à l’action « vraiment il faudrait que le gouvernement à travers la société en charge d’éclairage trouve une solution, en réparant les lampadaires en panne. Car nous pensons qu’il y’a des taxes qui sont souvent prélevés à la source sur les factures de l’Enerca que nous payons et même sur le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat tous les mois. C’est notre contribution au développement social et urbain de la ville. Alors qu’est-ce qu’on fait de ces fonds ? » S’interroge Gabin un habitant de Bangui.

A l’ENERCA, cette question est loin de trouver une réponse malgré plusieurs appels lancés pour protéger les biens et lutter contre le vandalisme. Interrogés par le RJDH sur cette question, les responsables de cette société se sont contentés d’expliquer que l’éclairage public quoi qu’à l’origine de l’insécurité est du domaine de la collectivité et non de l’Enerca, a lâché un cadre de cette structure.

Nos tentatives ont été vaines pour la réponse de la commune de Bangui au sujet de l’éclairage public.

Dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine, des lampes solaires ont été installées dans certaines partie de la ville, seulement ces lampes solaires ne suffisent pas pour éclairer toute la capitale.
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