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Centrafrique : des groupes d’autodéfense libèrent des humanitaires à Bocaranga
Publié le lundi 18 septembre 2017  |  Xinhua
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© Autre presse par DR
Groupe armé en Centrafrique
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BANGUI - Deux catégories du personnel de l'ONG humanitaire Cordaid intervenant dans la ville centrafricaine de Bocaranga (extrême nord-ouest) ont été libérés grâce aux autorités locales en synergie avec des groupes d'autodéfense, a appris Xinhua samedi.

Revenant mercredi dernier de leurs traditionnelles tournées entre Bocaranga et l'autre ville centrafricaine de Koui (extrême nord-ouest), des agents de l'ONG Cordaid, une première catégorie en motos, et une seconde en véhicule 4X4, ont été interceptés par des braqueurs puis conduits en brousse.

Les braqueurs ont allégué que les agents de Cordaid qui étaient en voiture sont des informateurs pour les éléments du groupe rebelle 3R (Retour, réclamation, réhabilitation) d'Abass Sidiki, et qu'en punition, ils devraient payer une rançon avant de continuer leur route.

Alertés de la situation, les autorités de Bocaranga, dont l'une a été jointe au téléphone par Xinhua, ont mis en branle les groupes d'autodéfense, qui ont sans résistance libéré les agents de Cordaid, les motos ainsi que le véhicule de l'ONG humanitaire.

Les populations et les humanitaires qui interviennent dans les localités centrafricaines qui sont encore sous le contrôle des groupes armés sont victimes des humeurs des éléments. Les abus suscitent souvent l'arrêt de l'intervention de ces humanitaires, laissant les populations à leurs sorts.

Il n'y a pas longtemps de cela, les menaces à l'endroit des humanitaires dans la ville voisine de Bocaranga, Batangafa (extrême nord), a forcé le Comité de coordination des ONG internationales à plier bagage.

Il en est de même pour les localités de l'est, du centre-est et du sud-est. Le député de Bria II Arsène Kongbo a lancé hier un appel à une aide humanitaire d'urgence en direction du gouvernement et des ONG humanitaire, puisque la population est exposée à une pénurie de vivres. Il craint en conséquence un risque de famine dans la localité.

"Les récurrents affrontements entre les groupes rebelles rivaux à Bria depuis novembre 2016 n'ont plus permis aux populations de se rendre dans les champs. De facto, le prix des marchandises est multiplié par dix. Une boîte de sardine qui coûte 350 francs CFA à Bangui est vendue à 2.000 francs CFA à Bria, sachant pertinemment que les populations ont cessé de mener toute activité économique", a-t-il indiqué.

Avec la crise, le gouvernement centrafricain peine à déployer ses administrations dans tout le pays tandis que la mission onusienne de maintien de la paix MINUSCA est souvent reprochée pour sa passivité face aux groupes armés.
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