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Centrafrique : une réunion ministérielle juge nécessaire la poursuite du soutien de la communauté internationale
Publié le jeudi 21 septembre 2017  |  Centre d'actualités de l'ONU
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© Autre presse par DR
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Les défis politiques, sécuritaires et humanitaires auxquels est confrontée la République centrafricaine (RCA) nécessitent la poursuite d'un soutien de la communauté internationale, ont estimé mardi les participants d'une réunion ministérielle de haut niveau consacrée à ce pays.

La réunion était co-présidée par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, le Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra, et le Président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat. Elle s'est tenue en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, l'Union européenne et la Banque mondiale. Les membres du Groupe international de soutien (ancien Groupe international de contact) ainsi que d'autres partenaires clés y ont également pris part.

Le Président Touadéra a présenté la stratégie du gouvernement centrafricain en ce qui concerne la restauration de l'autorité de l'Etat depuis le retour à l'ordre constitutionnel et la mise en place des institutions républicaines, et affirmé sa volonté de poursuivre le processus de consolidation de la paix et de réconciliation nationale par la voix du dialogue. Il a également renouvelé son engagement à entreprendre des réformes institutionnelles et politiques visant à accroître l'efficacité du gouvernement et des services publics, selon un résumé de la réunion par la co-présidence qui a été diffusé à la presse par le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.

Les participants de la réunion se sont félicités des progrès réalisés dans plusieurs domaines, notamment le dialogue avec les groupes armés, le lancement du projet pilote de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et répartition (DDRR), l'adoption de la stratégie nationale de restauration de l'autorité de l'Etat, les efforts de relance économique, l'opérationnalisation graduelle de la Cour pénale spéciale, ainsi que les efforts de promotion et de protection des droits de l'homme.

« Malgré ces avancées, de nombreux défis continuent de se présenter sur les plans sécuritaire, humanitaire, de justice, de la réconciliation et du développement socio-économique. Le plein engagement du gouvernement et de toutes les forces vives de la nation, ainsi que des partenaires internationaux, est nécessaire pour que le pays ne retombe pas dans une situation de crise similaire à celle de 2013 », a noté la co-présidence dans son résumé.

Les participants à la réunion ont condamné avec la plus grande fermeté les violences contre la population civile et les acteurs humanitaires depuis le mois de mai 2017 au sud-est de la RCA et, plus récemment, dans le nord-ouest, violences qui ont entrainé une aggravation marquée de la crise humanitaire et sécuritaire. Ils ont manifesté leur profonde inquiétude face à la gravité de la situation humanitaire ainsi que des risques de conflit à plus grande échelle.

Les participants ont rappelé que la responsabilité première de répondre à cette urgence incombe au gouvernement centrafricain. Ils ont invité les partenaires de la République centrafricaine à prêter une attention particulière à cette situation en appui aux efforts du gouvernement, et ont exprimé leur préoccupation quant au sous-financement criant qui continue à miner la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire révisé.

Ils ont aussi souligné l'importance du renforcement des capacités, y compris les effectifs militaires de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) afin de lui permettre de mieux remplir son mandat, surtout en matière de protection de la population civile.

Convaincus que la présence continue des groupes armés représente l'obstacle le plus immédiat à la stabilité et au redressement du pays, les participants ont condamné fermement la violence intercommunautaire ciblant parfois certaines populations sur la base de leur affiliation ethnique ou religieuse. Ils ont condamné les attaques persistantes perpétrées contre les Casques bleus de la MINUSCA et dernièrement contre des travailleurs humanitaires et dirigeants religieux.

Les participants ont réaffirmé que la Feuille de route adoptée par la Conférence ministérielle tenue à Libreville le 17 juillet 2017, constitue désormais le principal cadre de recherche d'une solution politique en RCA. Ils ont appelé la communauté internationale et les donateurs à maintenir un soutien financier adéquat pour la mise en œuvre du Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) et à mieux coordonner leurs activités.
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