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Assemblée nationale : le service courrier accusé d’empêcher le dépôt de la pétition contre Aubin Minaku
Publié le vendredi 20 octobre 2017  |  Radio Okapi
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© Autre presse par DR
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Le service courrier du bureau du président de l’Assemblée nationale tourne à double vitesse, ont indiqué certains députés rencontrés dans les couloirs du Palais du peuple jeudi 19 octobre. Selon eux, des courriers émanant des élus du peuple ne sont pas les bienvenus dans ces services. En effet, depuis l’initiation de la pétition contre le président Aubin Minaku, ces services des courriers filtrent tout.

Depuis près de quatre jours, il est devenu difficile pour les députés de déposer des courriers auprès de services concernés du bureau du président de l’Assemblée nationale. Ces députés s’en plaignent et disent ne pas comprendre comment les services administratifs doivent faire les frais d’une situation politique qui couve à l’Assemblée nationale.

«Moi-même, j’ai envoyé un collaborateur déposer le courrier. Il m’a dit que les services étaient fermés », a témoigné le député Léon Mondole.

Pourtant, les agents du protocole du bureau d’Aubin Minaku ont signifié aux reporters de Radio Okapi que les services des courriers fonctionnaient normalement. Mais en réalité, tout est filtré. Si les courriers extérieurs de l’Assemblée peuvent être réceptionnés - et de la manière que les députés ignorent- les leurs ne sont pas les bienvenus.

Léon Mondole tente d’expliquer cette situation :

«Il y a une crise due à l’examen des motions de défiance des membres du gouvernement. Cette crise paralyse, au fait, le fonctionnement de l’Assemblée depuis plus d’une semaine. Même s’il y a une crise politique, mais l’administration doit fonctionner. »
Cette crise a plutôt engendré une pétition contre le président de l’Assemblée nationale, initiée par le député Toussaint Alonga. « Si cette pétition arrivait à être réceptionnée par le service des courrier du bureau du président, la conséquence directe est que la pétition a un effet suspensif automatique sur la fonction du président », explique-t-il, insinuant que tout est mis en branle pour empêcher l’introduction de ce document à ces services.
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