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Centrafrique : un pyromane nommé Elie Oueifio
Publié le lundi 15 decembre 2014  |  LNC
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L’ambassadeur de la RCA en République démocratique du Congo, ancien secrétaire général du KNK de François Bozize, se pourfend contre une campagne de dialogue et de réconciliation nationale pour un retour à la paix en Centrafrique.

Le geste symbolise l’Himalaya de la bouffonnerie, surtout provenant d’un « diplomate », de surcroit ambassadeur en poste. Depuis quelques jours, la presse centrafricaine et même internationale est inondée d’une curieuse correspondance datant du 1er novembre 2014 et dont l’auteur n’est autre que « Monsieur Elie Oueifio, Ambassadeur extraordinaire et Plénipotentiaire de la République centrafricaine auprès de la République démocratique du Congo ».

Le chef de mission diplomatique écrivant à « Monsieur Amine Michel, Président de l’Undp », par voie de presse et de réseau sociaux, laisse croire d’emblée à un « démenti » en réaction à « vos allégations lors de votre réunion politique du 28 octobre 2014 à Paris en France ». Mais le ramassis d’insultes et de propos nauséabonds qui défilent au fil des lignes démoli cet argument vertueux.

Son Excellence Elie Oueifio se livre plutôt à une attaque en règle contre le président national de l’Undp. Sa faute ? Prôner la paix, le dialogue, la réconciliation nationale aux Centrafricains tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Une campagne lancée depuis le mois de juillet dernier dans la foulée de la rentrée politique de son parti. C’est la rencontre de Paris qui a manifestement le plus choqué notre cher ambassadeur au point de vouloir torpiller ses effets satisfaisants dans l’opinion.

En rappel, le 28 octobre 2014, Michel Amine tenait une importante rencontre avec la diaspora centrafricaine résidant en France. Assises au cours de laquelle il a exhorté ses concitoyens venus en masse à se mobiliser pour contribuer à la renaissance de la Centrafrique qui passe par le dialogue et la réconciliation nationale. Le genre de discours pour lequel, selon Elie Oueifio, Amine Michel mériterait la pendaison.

L’homme qui coule des jours tranquilles à Kinshasa, insensible à l’insécurité et la sévère crise humanitaire qui sévit dans son pays, ne croit donc pas devoir s’encombrer de la réserve et la circonspection intimement liées à la prestigieuse fonction d’ambassadeur. Dans sa fureur destructrice contre Michel Amine, Elie Oueifio dénie formellement tout contact avec ce dernier. Pourtant, dans certains milieux de la capitale centrafricaine, des témoignages concordants rappellent que l’ancien secrétaire général du KNK a bénéficié de la générosité du président national de l’Undp, pendant sa période de disgrâce. Précisément lorsqu’il fut chassé du parti pour haute trahison par le président François Bozize avant qu’il ne le nomme plus tard ambassadeur en RDC.

Elie Oueifio a pris soin de mettre sa correspondance à la disposition des hautes autorités actuelles de la Centrafrique, y compris la présidente de Transition, Mme Catherine Samba Panza. Sans doute, de façon indirecte s’adresse-t-il à elle, en s’érigeant en donneur de leçons politiques quand il ne se s’autoproclame ostentatoirement champion du patriotisme en Centrafrique. Révolté, un ancien ministre du régime de François Bozize, militant du KNK, pense que « Ouefio est disqualifié pour parler de patriotisme, il ne saurait être un exemple.

L’image qu’il nous a laissé dans le parti est celle d’un félon, d’un traitre, qui comploté contre le président Bozize, à qui il devait pourtant tout, notamment le poste de secrétaire général du KNK. C’est la raison pour laquelle ce dernier l’avait chassé ».

L’ambassadeur Elie Oueifio s’est tiré une balle au pied en se dévoilant à travers un pamphlet dont il aurait bien pu se passer comme un ferrailleur miné par l’aigreur et l’antipatriotisme. Son aversion affichée contre Michel Amine, fervent militant du dialogue national centrafricain, laisse plutôt croire qu’il serait quant à lui, un militant du chaos en Centrafrique dont l’arrêt sonnerait inéluctablement la fin des privilèges. Comme celui d’être ambassadeur de la RCA en RDC.
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