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Centrafrique : Le Président Touadera va rester pour son deuxième quinquennat

Publié le jeudi 2 avril 2020  |  Le Potentiel Centrafricain
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© Présidence par DR
Le Président de la République Faustin Archange Touadera, a pris part au déjeûner-conférence organisé par le business club du cercle de la réunion de Mons Hainaut
Vendredi 21 février 2020, Belgique. Le Président de la République Faustin Archange Touadera, a pris part au déjeûner-conférence organisé par le business club du cercle de la réunion de Mons Hainaut au cours duquel il a fait un discours
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FAT a mis en application le DDRR et la RSS, inclus dans l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, la reconstruction des forces de défense et de sécurité, l’action humanitaire et la réconciliation nationale, le renforcement de la justice, la promotion des Droits de l’Homme et de l’Etat de droit pour endiguer l’injustice et l’impunité chroniques, qui gangrènent dans notre course vers la paix.

Sur le plan sécuritaire

Le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement (DDRR), à travers le projet pilote, a démontré au sein des groupes armés, devant le peuple centrafricain et devant la Communauté Internationale la bonne volonté d’aller vers la paix.

Après Paoua, l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR contribue pour beaucoup à la stabilisation de la région Ouest de notre pays et ses environs.
La perspective actuelle est d’aller très rapidement vers les autres régions, surtout après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019 au sein duquel le DDRR est inscrit parmi les priorités.

Les premières Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) ont vu le jour à Bouar. C’est une expérience qui est en bonne voie et crée une cohésion et une fraternité entre les éléments des forces dirigés par l’Etat-major Général de l’Armée centrafricaine.
Dans le cadre de la RSS, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre des actions contenues dans la Stratégie Nationale de Réforme du Secteur de Sécurité validés le 10 mars 2017 par le Comité Stratégique DDRR/RSS/RN, avec des avancées majeures dans le renforcement des capacités opérationnelles en matière de formation, d’équipement et de réhabilitation de certaines infrastructures de nos Forces de Défense et de Sécurité Intérieure.

La vision de FAT pour la reconstruction des FACA est bien connue et à laquelle tout le peuple centrafricain adhère totalement. C’est de bâtir une armée de garnison et de reconstruire une armée républicaine, pluriethnique et professionnelle, capable de défendre l’ensemble du territoire et de protéger les frontières de notre pays.

Le processus de reconversion de la hiérarchie militaire et des hommes de rang a été lancé et 1473 jeunes citoyens ont été recrutés sur l’ensemble du territoire. Ainsi, les objectifs de rajeunissement de l’armée et de la réduction du déficit après le départ à la retraite de certains éléments, sont atteints.

L’équipement progressif en armement, habillement, moyens logistiques et les constructions et réhabilitations des infrastructures de nos forces se poursuivent tant à Bangui que dans les villes de provinces.

Pour la capacité opérationnelle des FACA, six (6) Bataillons d’Infanterie Territoriale, un Bataillon amphibie et l’armée de l’air ont été formés.

Afin de réussir la modernisation et la transition vers une armée de garnison, un accent particulier a été mis sur la réhabilitation progressive et la construction des infrastructures militaires.

A Bouar, des logements et bâtiments administratifs sont réhabilités et des dépôts d’armes construits grâce à l’appui financier de l’Union Européenne. Au Camp Kassaï, des infrastructures de formation professionnelle et de reconversion, d’instruction et d’entraînement sont réalisées ainsi que la construction d’une base logistique.

Pour la première fois depuis sa création, notre Armée disposera d’une base logistique, au PK22, route de Damara, dont les travaux de construction sont très avancés.

En ce qui concerne l’emploi des forces, il faut noter que 1600 éléments des FACA ont été déployés conjointement avec la MINUSCA dans les seize localités jadis sous l’influence des groupes armés, notamment à Bria, Paoua, Bambari, Bouar, Bangassou, Kaga-Bandoro, Dékoa, Sibut, Boali, Alindao, Mongouba, Obo, Am-Dafock, Berberati, Nola, Bocaranga et Birao, pour des missions immédiates de sécurisation sur le terrain.

Ces efforts se poursuivent et vont s’amplifier sans oublier la reprise progressive des traditionnelles missions de contrôle fluvial sur l’Oubangui.

Notre pays a amorcé le processus de recrutement massif de 2600 jeunes dans les FACA, sur l’ensemble du territoire grâce aux efforts du Président TOUADERA.

En dépit des contraintes qui sont essentiellement d’ordre financier, une grande partie des priorités du premier mandat de FAT sont réalisées et notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population centrafricaine.

Aujourd’hui, la pacification progressive du 3ème Arrondissement est remarquable à Bangui, avec la réouverture du Commissariat de cet Arrondissement et les gens circulent normalement au km5.

En plus de cela, 500 élèves Policiers et 500 élèves Gendarmes sont en cours de formation à Bangui, après les 1000 autres recrutés en 2019 et qui sont déjà opérationnels. En outre, 200 auxiliaires de la fanfare de Police nouvellement intégrés suivent leur formation initiale. Le Gouvernement étudie la possibilité de recrutement de 455 auxiliaires de la Police dans les corps en tenue, selon les critères d’aptitude définis par le Comité mis en place à cet effet.

Enfin, il faut souligner que certains éléments des forces de sécurité intérieure sont en formation actuellement en France, aux Etats Unis, en Russie, en République Populaire de Chine, en Guinée Equatoriale, au Maroc, en Egypte et au Congo-Brazzaville.

Beaucoup reste à faire en matière de sécurité pour rattraper le retard causé par plusieurs années d’errements politiques de certains opposants et il faut que FAT reste pour continuer et finaliser les grands défis déjà amorcés.

Les espoirs socio-économiques en vue sont menacés par l’instabilité politique qu’annoncent les professionnels de crises, de chaos, de déstabilisation à l’approche des échéances électorales ainsi que l’avènement du COVID-19 alias Coro Coro. Mais cela ne doit en aucun cas nous décourager ou réduire nos aspirations pour un Centrafrique meilleur.
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