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RCA, l’aide internationale aux portes du chaos : Interview avec Delphine Chedorge, chef de mission MSF France en RCA
Publié le samedi 27 decembre 2014  |  fr.euronews.com
Centrafrique:
© Autre presse par DR
Centrafrique: La violence perdure
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“ Il y a un mauvais curseur qui est utilisé, qui est celui du 5 décembre, parce qu’il y eu un mois de bataille de deux groupes armés à un moment donné avec une interposition internationale.
Mais si on prend le sens de la crise centrafricaine, plus largement, sur le plan de l‘écroulement des services de l’Etat et de la production de groupes armés et rébellion sur les dernières décennies, depuis un an on est toujours sur un cycle de violence, de groupes armés qui se fractionnent et qui augmentent finalement en nombre, et en actions de violence, qui est bien pire qu’avant.

Le gouvernement de transition n’a pas permis de remettre en place des services de l’ Etat, qu’il s’agisse de la santé, de la sécurité, de l‘éducation, cela n’a pas pu redémarrer. Les services de santé, quand ils fonctionnent, c’est grâce à des ongs qui font de la substitution par rapport à ces services là. Au niveau de la sécurité, les policiers et les gendarmes qui ont été rassemblés, il y a eu des tentatives de les remettre en place. Mais en dehors du problèmes de moyens il y a des problèmes de formation, il y a des problèmes pour eux pour exercer leur autorité puisque ils ne sont pas respectés.
Pour les écoles, il y a des écoles privées qui ont réouvert à Bangui aujourdhui, quelques autres écolesdans d’autres villes du pays. Mais c’est soit parce que ce sont essentiellement des écoles privées, soit parce que des ongs y participent. Mais ce ne sont certainement pas des services publics qui fonctionnent d’eux mêmes. Donc on est aujourd'hui sur un contexte toujours assez chaotique. Pas d’Etat, et une insécurité grandissante puisque ce ne sont plus des groupes armés avec des têtes dominantes mais aujourd'hui ce sont des fractionnements qui s’occupent beaucoup plus de prédation que de politique. Il n’y a pas vraiment d’idéologie politique qui anime ces groupes. On est plutôt sur des logiques territoriales et de prédation. Et sur une absence de services de l’Etat qui se remet en place.
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