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Centrafrique : bientôt un an d’enfer de Samba Panza
Publié le lundi 19 janvier 2015  |  Centrafrique Libre
Centrafrique:
© Agence de Presse Africaine par FRANCOIS BIONGO
Centrafrique: cérémonie de restitution des travaux du forum de Brazzaville
La présidente de transition Catherine Samba Panza a reçu des mains du général Babacar Gaye le CD de restitution du forum de Brazzaville
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Les bons comptes dit-on font de bons amis. Une année après sa propulsion au sommet de l’Etat, la première femme Présidente de la République Centrafricaine fera bientôt son petit bilan. Même si, de légères avancées sont constatées de part et d’autre, l’issue de la transition reste belle et bien sombre pour les Centrafricains qui n’arrivent pas à comprendre le mauvais sort qui leur est réservé. Saura-t-elle faire mieux pour les six mois à venir ? L’environnement socio-politique centrafricain n’a pas encore fini de livrer ses surprises.

Les gymnastique et les jonglages n’auront même pas permis aux différents acteurs impliqués dans la crise centrafricaine de voir l’aube d’espoir pour le pays. Une femme aux commandes de l’Etat depuis presque un an; cela n’a produit aucun effet sur le sombre destin des Centrafricains. Aujourd’hui n’est certainement pas la veille d’une aube nouvelle pour un pays qui « n’existe plus » du moins, s’il existe, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Catherine Samba Panza dont l’élection avait suscité grand espoir, n’est pas encore hissée à la hauteur de cette grande attente. Bientôt une année après son sacre, quel bilan peut-on faire de ses actions ?

Sur le plan politique

Les effets d’annonce pour un grand séisme politique avaient, aux premiers jours de l’élection de Samba Panza, suscité de l’estime et de l’adhésion populaire à ses visions. Un gouvernement de dix huit (18) membres, basés sur les critères de technocratie et de la compétence. Il n’y a pas mieux que cette configuration. Malheureusement le résultat n’a été que l’enfumage.

Du copinage, aux parents, en passant par un entourage traditionnel de la vicieuse classe politique, Catherine Samba Panza avait proposé aux Centrafricains un autre gouvernement de transition de récompense plus que de compétence. Les deux premiers gouvernements ont lamentablement échoué leur mission faute de ne pas répondre aux attentes des Centrafricains.

Sur un autre angle, c’est le manque d’initiative politique qui a été constaté. Le Secrétaire Général des Nations Unies et le ministre français de la Défense avaient clairement appelé la Présidente à être plus active sur le plan politique dans le but d’accélérer le processus de la réconciliation. En dépit du rafistolage de Brazzaville et de certaines rencontres, la vie politique est restée morne dans le pays.

Sur le plan socio-économique

Les Centrafricains continuent de tirer le diable par la queue. Le paiement à compte goutte des salaires aux quelques milliers des fonctionnaires ne parvient pas à relever les conditions déplorables de nombreuses familles qui avaient presque tout perdu. L’actuelle grève des enseignants de fondamental 1et 2 en est la conséquence directe.

Naturellement tout cela n’est pas à mettre à l’actif de la Présidente. Mais son inertie dans ce domaine y est pour quelque chose. Elle s’était quand même rattrapée en organisant au cours du deuxième semestre de l’année une série de rencontres avec les différentes couches de la société afin de créer une confiance entre les nouvelles autorités et la population et surtout communiquer sur les actions de la Présidence. L’une des petites victoires qu’on doit reconnaître, ce fut sans doute l’arrivée dans la capitale centrafricaine de Ban Ki-Moon et du Président français. Jusque-là, la population attend toujours la suite de ces visites.

Sur le plan sécuritaire

C’est là où le bât blesse le plus, car la République Centrafricaine reste un « Far west » où ex Séléka et Anti-Balaka sous les regards complices des forces internationales continuent de se découper. Les camps des déplacés internes continuent de se remplir même à l’époque pendant la saison pluvieuse. Les nombreux appels de la Présidente n’auront pas convaincu les sinistrés dont la majorité ont perdu leurs biens.

Si la capitale n’a pas encore perçu les lueurs de sécurité, dans l’arrière pays, c’est l’enfer. Les ex Séléka poussés par le projet de la partition de la RCA, jouent la prolongation des tueries massives. Tout cela sans que la Présidente ne soit capable de faire quoique ce soit. Sa première année à la tête de la transition est certainement difficile et amer. Espérons que la dernière trajectoire implacable des élections à venir puisse aboutir sans faille afin que « s’achève vite cette transition, comme dirait un ainé qui nous est cher.

Freddy MASSENGUE
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