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Declaration du mlpc relative a l’usage des mines antipersonnel dans la crise centrafricaine

Publié le mercredi 15 septembre 2021  |  Le Tsunami
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© Autre presse par DR
Declaration du mlpc relative a l’usage des mines antipersonnel dans la crise centrafricaine
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DECLARATION DU MLPC RELATIVE A L’USAGE DES MINES ANTIPERSONNEL DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE

L’introduction des mines anti personnel dans la crise sécuritaire qui persiste en République centrafricaine, marque un tournant plus dramatique dans son évolution. C’est ainsi que depuis plusieurs mois, ces engins de la mort ont déjà ôté la vie à plus d’une quinzaine de nos compatriotes, et blessé plusieurs dizaines d’autres.

Outre que cette situation a endeuillé des familles vivant déjà les affres de l’insécurité, elle empêche et dissuade désormais toute velléité de mouvements de personne dans le Nord-Ouest et l’Ouest de notre pays, contraignant d’innocentes populations à demeurer dans une position statique de prisonnier dans leurs propres villages ou villes de résidence.
Leurs ravitaillements en produits de première nécessité devient une gageure, de même que la poursuite de leurs activités agro-pastorales un véritable chemin de croix.

L’explosion d’un véhicule de l’agence humanitaire Danish Refugees Courrcil (DRC) dans le village Bokomboussi dans la sous-préfecture de Bocaranga (Préfecture de Lim-Péndé) le 9 septembre 202L, tuant sur le coup le chauffeur et blessant plusieurs de ses passagers, a rajouté au désarroi des populations et à la psychose ambiante. Cet accident qui est survenu au lendemain de l’annonce par la MINUSCA de la suspension de ses opérations de déminage de la région a interpellé la conscience du Bureau Politique du MLPC qui a aussitôt rendu public un Communiqué de presse pour demander leur reprise. Il convient de rappeler que la rentrée scolaire, prévue pour le 18 octobre 2021, va mettre sur le chemin des écoles plusieurs centaines d’élèves. L’impérieuse nécessité pour le Gouvernement de protéger et garantir la sécurité de ces jeunes est dores et déjà urgemment engagée.

Concomitamment à la rentrée scolaire, la saison sèche qui s’annonce préfigure, comme chaque année, la reprise des activités criminelles des coupeurs de route et autres groupes armés dans l’arrière-pays, et particulièrement dans cette région. Nonobstant les raisons invoquées par la MINUSCA pour justifier la suspension de ses opérations de déminage et eu égard aux risques supplémentaires d’accroissement de l’insécurité, le Bureau Politique du
MLPC, essentiellement guidé par le souci de la protection de la vie des populations centrafricaines, tient à rappeler que :
– les plus hautes autorités de notre pays ont le devoir constitutionnel impérieux d’assurer la sécurité et le bien-être du peuple centrafricain dans les limites de son territoire ;
– le mandat donné par les Nations Unies à travers la résolution du Conseil de sécurité pour l’installation d’une mission de la paix en Centrafrique a prescrit parmi les premières tâches la protection des populations civiles ;
– la fabrication, la vente et l’usage des mines antipersonnel font l’objet d’une convention internationale les interdisant ;
– l’usage des mines anti personnelles, comme les armes de guerre, est parfaitement traçable.

En conséquence de ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC, condamne l’usage des mines contre les populations civiles innocentes, présente ses condoléances aux parents des victimes, compatit avec Danish Refugees Council (DRC) et exige que :

1. le Gouvernement et la MINUSCA prennent leurs responsabilités en engageant sans délai des négociations autour d’un plan de sécurisation de notre pays en général et de déminage de la région Nord-Ouest et Ouest en particulier, pour favoriser une rentrée scolaire sans heurts et tragédies aux élèves et une liberté d’aller et venir aux populations locales ;

2. des enquêtes soient immédiatement ouvertes pour tracer la provenance de ces mines et d’identifier leurs utilisateurs afin d’engager à leur encontre des poursuites judiciaires conséquentes ;

3. les soins que nécessite l’état des blessés soient pris en charge par le Gouvernement et que l’assistance aux parents des victimes soit effective.
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