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RCA : Moussa Bobiri, l’ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa est en fuite vers le Tchad

Publié le mardi 21 decembre 2021  |  Corbeau News Centrafrique
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Bangui – L’arrestation du ministre Ali Hassan Bouba par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité le 19 novembre dernier fait paniquer toute sa famille. C’est le cas de l’ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa, qui habitait depuis plusieurs mois chez le ministre Ali Hassan Bouba au quartier KM5 à Bangui, vient de quitter précipitamment la capitale centrafricaine pour Ndjamena au Tchad.

L’extraction par la force du ministre Ali Hassan Bouba de la Prison de camp de Roux le 26 novembre dernier par la garde présidentielle, pourtant accusé de crime de guerre et crime contre l’humanité et qui devrait être entendu par les juges d’instruction de la cour pénale spéciale (CPS) ne restera pas sans suite. Les organisations de droits de l’homme se mobilisent au côté des victimes pour que la justice soit faite. Au même moment, un autre présumé criminel, Monsieur Moussa Bobiri, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa, qui devrait être entendu par la cour pénale spéciale pour les mêmes crimes, est en fuite vers le Tchad.

Selon nos informations, ce gros poisson de la justice avait quitté la capitale peu après l’arrestation de son cousin Ali Hassan Bouba à bord d’un véhicule de commerce via Béloko, puis Garoua – Boulaï au Cameroun, ensuite le Tchad.

L’homme avait quitté Bangui avec sa femme, laissant derrière lui son grand frère, l’ancien général de l’UPC Makaye Bobiri qui habite toujours chez le ministre de l’élevage Ali Hassan Bouba au quartier Km5 de Bangui. Celui-ci pourrait aussi être inquiété si la justice décide de l’entendre.

Rappelons que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, devenu allié du pouvoir depuis quelques mois, est aussi dans le viseur de la cour pénale spéciale et cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Il vit actuellement dans la clandestinité dans la capitale.

Par Anselme Mbata
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