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Les violences sexuelles en hausse en Centrafrique

Publié le jeudi 21 juillet 2022  |  dw.com
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© Autre presse par DR
770 survivantes de violence sexuelle prises en charge par MSF
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Stigmatisées, les femmes violées en Centrafrique vivent souvent dans la honte. La DW a rencontré l’une de ces victimes qui se bat pour surmonter ce traumatisme.

En Centrafrique, de plus en plus de femmes sont victimes de violences sexuelles, selon le gouvernement et le Comité international de la Croix Rouge (CICR) qui s'alarme de l'ampleur du phénomène.

Beaucoup de ces femmes souffrent par ailleurs de stigmatisation et sont rejetées par leur communauté. Elles doivent aussi faire face à de lourdes séquelles physiques et psychologiques. Dans ce contexte, les ONG travaillent pour changer cette situation et redonner espoir à ces femmes.

C'est le cas de Rolande qui, depuis son viol, bénéficie de l’aide d’une ONG et aussi du soutien moral de son mari. Rolande a été violée par des hommes armés.

"Les hommes armés sont arrivés dans notre village. Ils ont d'abord exercé des violences, des coups et blessures. J'en ai moi aussi fait les frais. Ils ont pris tout ce qui est sur nous. Ils n'ont pas de respect pour la femme. Ils veulent même fouiller dans la culotte. Et c'est ainsi qu'ils m'ont violé", se souvient Rolande.

Soutien psychologique
Depuis ce drame, elle peut cependant compter sur le soutien de son mari qui ne l’a pas abandonnée et continue de la soutenir.

Grâce à l’aide de l’ONG Oxfam, elle a pu trouver un travail qui lui permet de reprendre une vie à peu près normale et de soutenir sa famille.

"Le présent que j'ai reçu d'Oxfam m'a beaucoup aidé, cela m'a permis de fructifier, de me soigner, de me nourrir et bien entendu d'appuyer les membres de ma famille lorsqu'ils sont dans le besoin", raconte-t-elle.

Mais le soutien moral de son mari à lui seul ne suffit pas. Rolande bénéficie d’une aide psychologique grâce au centre d’écoute mis en place par la Fondation Denis Mukwegue qui accompagne les victimes de violences sexuelles.

Retrouver la dignité
Amos Dembele en est le chargé de programme. Il rappelle que la première étape de la fondation est de soigner les corps blessés de ces femmes :

"Nous faisons ce qu'on appelle les réparations. Autrement dit, les femmes victimes de ces atrocités généralement peuvent développer des complications un peu plus tard. On travaille sur les prolapsus génitaux, sur ce qui concerne la gynécologie grave. Nous faisons ce qui peut permettre à ces femmes de retrouver leur dignité", explique Amos Dembele.

Rolande a survécu à son viol mais ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres femmes qui ont été assassinées dans un contexte où l'insécurité et l’impunité favorisent les violences sexuelles.
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