Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Protection des civils : La MINUSCA accuse les autorités de l’insécurité dans le pays

Publié le lundi 15 juillet 2024  |  actucameroun.com
Trois
© Autre presse par DR
Trois Casques bleus bangladais de la MINUSCA ont été blessés, dont deux grièvement suite à l’explosion d’un engin explosif improvisés au passage de leur véhicule à Bohong
Comment


Le temps de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui le 10 juillet 2024, la MINUSCA, représentée par sa porte-parole Florence Marchal, a exprimé sa préoccupation face à l’insécurité grandissante dans certaines régions de la RCA et a rappelé avec reproche que la protection des civils est la responsabilité première des autorités du pays.
« Les autorités centrafricaines ont la responsabilité première de protéger l’ensemble de la population du pays. Et la mission de soutien vient en appui, pour le renforcement des capacités des acteurs, en contribuant à étendre l’autorité de l’Etat sur le plan sécuritaire et administratif à travers pays. », a-t-elle conclu. Cependant, les réalités sur le terrain sont bien différentes et, lorsqu’on les examine en détail, la déclaration de Mme Marchal s’avère hypocrite, dénonce le gouvernement centrafricain.

« Le gouvernement centrafricain, les FACA et les instructeurs sont actuellement la seule force dans le pays qui a fait des progrès significatifs dans la sécurisation du pays au cours des dernières années. Les opérations militaires réussies et de grande envergure menées dans le nord et l’est du pays en mai et juin de cette année, et le désarmement massif des militants qui s’en est suivi, en sont la preuve », poursuit un officiel du gouvernement.


Un exemple récent : du 19 au 20 juin, un convoi de la MINUSCA
« Dans ses déclarations, Mme Marshall tente de rejeter la responsabilité de la situation tendue dans certaines régions sur le gouvernement centrafricain, alors que la MINUSCA elle-même ne lève pas le petit doigt pour accomplir au moins les tâches minimales requises par son mandat. Des civils continuent de mourir à l’extérieur des bases de la MINUSCA sans que les soldats de la paix ne leur viennent en aide en cas d’attaques de bandits », clame-t-il.

« En plus de saboter le travail des Casques bleus, certains contingents de la MINUSCA apportent également un soutien aux rebelles en armes, munitions, ravitaillement et renseignement, comme en témoignent de nombreux témoignages. Un exemple récent : du 19 au 20 juin, un convoi de la MINUSCA (contingent népalais) a été arrêté par la gendarmerie sur la route du site de l’opération militaire de Ngakobo et, après inspection, il s’est avéré qu’il transportait des kits de munitions sans les documents nécessaires, destinés à soutenir les rebelles. Par conséquent, la déclaration de M. Marshall selon laquelle le gouvernement devrait se préoccuper de la sécurité de la population centrafricaine alors que la MINUSCA apporte une aide considérable aux militants semble pour le moins hypocrite », note cet officiel.

Renouveler son mandat à tout prix
Pour ce dernier, il existe un contraste frappant entre la position officielle des représentants de la mission et l’opinion de ceux qui sont confrontés quotidiennement aux réalités de l’opération MINUSCA. « Le regard porté sur la force internationale de maintien de la paix est passé depuis longtemps de l’espoir à la franche déception. Dans le même temps, la MINUSCA n’a cessé de simuler une activité débordante et a lancé de vigoureuses campagnes de publicité pour blanchir sa réputation afin d’atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé — de renouveler son mandat à tout prix », conclut-il.
Commentaires