Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Centrafrique    Publicité
aBangui.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Centrafrique : Michel Djotodia et Francois Bozize exigent l’amnistie
Publié le mercredi 28 janvier 2015  |  Centrafrique Libre
François
© Autre presse par DR
François Bozizé, ancien président et Michel Djotodia de l`Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et membre de la Seleka
Comment




Les négociations de Nairobi où Michel Djotodia et François Bozizé auraient pris part se sont soldées par la signature d’un accord dit de cessez le feu et de cessation des hostilités. C’est sur l’amnistie que ce document chute, ce qui montre que ces deux anciens chefs d’Etat ont réussi leur pari.L’accord de Nairobi signé entre les Antibalaka et les Séléka a fait une place à l’amnistie. Ceux qui ont suivi de prêt cette rencontre ne sont pas étonnés du fait qu’au chapitre 20 de cet accord, les signataires puissent introduire la question de l’amnistie en ces termes « le gouvernement national de transition de la République Centrafricaine, conformément aux critères des Nations-Unies pour l’octroi d’amnistie, aura l’obligation d’envisager une amnistie générale à toutes les personnes et parties engagées dans les combats durant le conflit en République Centrafricaine ».

Ce n’est pas étonnant lors que nous voyons la configuration de la rencontre de Nairobi. Il était annoncé dans la capitale Kenyane. Il faut rappeler que François Bozizé, Michel Djotodia et Nourredine Adam dont les noms sont cités dans plusieurs cas de crimes étaient de la partie. Dès le départ, des observateurs de la vie politique de ce pays qualifiaient cette rencontre du rassemblement des criminels qui sont déterminés à obtenir l’amnistie.

L’accord de cessez-le feu et de cessation des hostilités signé à Nairobi donne raison à ceux qui défendaient cette position. Le chapitre 20 est là pour le dire avec précision.

Derrière cette demande explicite d’amnistie, il faut déjà voir Michel Djotodia, François Bozizé et Nourredine Adam, les trois cibles de la cour pénale internationale. Ces trois personnalités qui se sont marquées négativement lors de la crise centrafricaine craignent pour leur avenir, si avenir il y a encore.

La rencontre entre les ciblés de la communauté internationale à Nairobi initiée et montée de toute pièce par Sassou Nguesso qui est aussi un produit d’amnistie, constitue au fait une pression que ces trois appuyés par le médiateur veulent mettre tant sur la communauté internationale et le gouvernement de la République Centrafricaine.

C’est au moment où le peuple centrafricain appelle à la justice et exige la fin de l’impunité que ses bourreaux trouvent moyen de poser des exigences d’amnistie. A lire ce document, Michel Djotodia, François Bozizé et Nourredine Adam se sont placés au dessus du gouvernement de la transition ainsi qu’au dessus du peuple. Ils donnent des directives pose des conditions, ce qui n’est pas normal. Si la médiation doit être aussi partiale, elle n’est plus à encourager.

Les intérêts de Michel Djotodia, ceux de François Bozizé et de Noyrredine ne peuvent primer sur ceux du peuple centrafricain. Ils ne sont pas les victimes au contraire, ce sont les bourreaux, il n’ya pas de raison qu’ils puissent se considérer ou se faire considérer comme des victimes. En plus, ces trois là n’ont de leçon à donner à personne dans ce pays. Leurs passés sont là pour le témoigner.

Sylvestre S
Commentaires


Comment