Les conducteurs de taxis et bus sont en grèves depuis ce matin. Ceux-ci sont mécontents du comportement des agents de force de l’ordre public. Les usagers déplorent le fait qu’ils ne sont pas informés à temps.
Quelques avenues de la ville de Bangui que nous avons sillonné ce matin sont désertes. Seuls, quelques taxis moto transportent les gens. Des Banguissois que nous avons rencontrés, la majorité est surprise de cette grève, comme en témoigne Privat Ndopola. « Si nous étions informés à temps, nous devrions prendre des dispositions nécessaires, soit de quitter la maison très tôt », a-t-il dit.
Prince Gbiba, étudiant à l’Université de Bangui, témoigne la conséquence de cette grève sur les étudiants. « Ce matin, beaucoup de nos condisciples habitants loin de l’Université sont arrivés en retard alors que nous avons une évaluation », a-t-il dit.
Omer Borice Ouakpara, une des victimes déplore sa condition car, depuis ce matin jusqu’à onze heures, celui-ci a déjà dépensé plus de 1.500F pour faire ses courses à travers les motos.
Une autre source a déploré le fait que les conducteurs des taxis et bus subissent des rackets de la part des policiers et gendarmes. « Ils ont raisons de manifester parce que trop c’est trop », a déploré cette source.
Selon un conducteur gréviste, les taxis et bus reprendront le travail demain matin. Le RJDH a tenté en vain de rentrer en contact avec le syndicat des taxis et bus.