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L’édito GJK : L’union Minusca-pouvoir-rebelles contre la paix- le peuple- la République
Publié le lundi 23 octobre 2017  |  Les Plumes de RCA
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Avant tout, une petite pensée pour ces centaines de milliers de Centrafricains à qui l’on a cruellement ôté la vie ; pour toutes ces familles à qui l’on a infligé crapuleusement le deuil, le chagrin et la désolation ; pour tous ces orphelins, victimes innocentes de la folie meurtrière ayant emporté pères et mères, et condamné définitivement leur progéniture à vivre – si elle arrive à survivre -, privés de l’amour et de l’affection de ces êtres si chers, mais précocement disparus; pour toutes ces populations prises en otage et désormais réduites en esclavage, et qui, parce qu’elles risquent à chaque instant leur vie, s’obligent – s’il y parviennent-, à déserter leur terre pour se réfugier dans la brousse ou à l’étranger loin de chez eux.

Justice juste Ciel ! Á qui demanderions-nous des comptes et oserions-nous imputer la responsabilité de toute cette violence innommable, de toute cette misère inhumaine et de tous ces lots de souffrances odieuses que l’on impose quotidiennement à nos yeux et à nos oreilles ? La faute indiscutablement, aux seigneurs de guerre que l’on encense honteusement et protège outrageusement ; à toux ces dirigeants ingrats qui se nourrissent du sang des Centrafricains et ne pensent qu’à construire des villas cossues, à rouler dans des berlines rutilantes et à garnir des comptes en banque éparpillés de par le monde ; aux commanditaires des basses besognes tapis dans l’ombre, mais cependant très actifs sur le terrain grâce à leurs redoutables réseaux politico-mafieux, dont la nébuleuse MINUSCA en est la plus parfaite incarnation.
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Avec le régime actuel au pouvoir, les Centrafricains certes habitués à la médiocrité de tous leurs dirigeants successifs, découvrent à présent, l’épouvantable et l’exécrable. Et quand Faustin Archange Touadera le Chef de l’Etat s’ingénie à faire entrer des renégats au gouvernement et à nommer des tueurs au titre de conseillers à la présidence de la République, l’on a tout juste envie de lui rappeler jusqu’où il ne faut pas aller trop loin dans sa provocation de la main tendue, qui n’est autre chose qu’une véritable politique de la naïveté, de l’aveuglement, de la puérilité et d’aveu l’impuissance.

En effet, quel véritable projet ces rebelles nourrissent-ils pour la République, si ce n’est que leur volonté de maintenir le statu quo et si possible, de parvenir à la partition de la RCA, en une multitude de « républiquettes » dont les territoires sont d’ores et déjà dessinés ? Quoique Touadera puisse offrir, pense-t-il vraiment arriver un jour à s’imposer dans tous le pays, tant que les rebelles seront encore les plus forts sur le terrain d’une part, et que d’autre part, ils courent le risque évident de passer tôt ou tard sous les fourches caudines du tribunal spécial ?

Voilà pourquoi cette « provocation » de plus de la part du pouvoir en place, ne pouvait que susciter un déchaînement des passions, ainsi que des réactions courroucées, fébriles et fiévreuses. Et le silence lourd de perplexité du peuple qui n’a pu ou n’a voulu s’exprimer, loin d’être un consentement ou un aveu de faiblesse, devrait être entendu plutôt comme un immense cri de douleur et de souffrance face à ces nominations ignobles.

Mais au-delà du gouvernement de Touadera et des rebelles, l’on est bien obligé d’admettre aujourd’hui que le véritable problème de la crise en RCA, demeure la MINUSCA. Et au lieu de continuer à parler pudiquement de CRISE CENTRAFRICAINE, nous ne devons plus avoir peur de nommer ce mal CRISE DE LA MINUSCA.

À la vérité, celui qui détient les moyens et toutes les clés pour résoudre un problème et se refuse de les utiliser, au lieu d’être une solution, devient ipso facto lui-même le problème. La MINUSCA quoi que l’on dise ou veuille nous le faire croire, détient aujourd’hui toutes le clés de solution à la crise centrafricaine qu’elle se refuse tout simplement à mettre en oeuvre. Sa récente intervention à Bocaranga qui a permis de mettre les rebelles en déroute, reste la plus petite démonstration de sa toute puissance.

Mais…mais où est donc l’erreur ? Où le bat blesse-t-il ? Qui empêche quoi ? Et si seulement encore, l’on se décidait à dire clairement aux populations de s’organiser pour se défendre elles-mêmes, dès lors qu’elles ne peuvent compter sur personne !

On le sait, les intérêts occultes en jeu valent plus que la vie de millions de Centrafricains en danger! Pourquoi alors s’ennuyer et se dépêcher d’imposer la paix en Centrafrique, si la guerre dans ce pays peut permettre aux milliers de fonctionnaires des Nations-Unies et de la MINUSCA, de continuer à bénéficier tranquillement – jusqu’à leur retraite et celle de leurs successeurs -, de salaires et autres avantages mirobolants ! Aux dirigeants centrafricains de continuer à se goinfrer tout en se préparant à demeurer éternellement au pouvoir ! Aux rebelles et autres gangs territoriaux, de poursuivre leur entreprise de déstabilisation permanente et d’exploitation effrénée des hommes et des richesses des territoires sous leur contrôle ! Á la France de veiller sur ses réserves intouchables jusqu’au jour où elle en aura besoin, quitte à assister à la dislocation de son ancienne colonie !

Telle semble être la quadrature du cercle et l’enjeu du jeu qui se joue entre les acteurs de l’union contre la paix, le peuple et la République !

En tout cas, bienvenue en RCA à Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies.

GJK-Guy José KOSSA
L’Élève Certifié du Village Guitilitimö
Immigré au village frère de KOUÂKÊMBI
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