Bouar — La session criminelle de Bouar, lancée le 27 novembre 2017 a déjà jugé huit (8) coupables. C’est ce qu’a fait savoir au RJDH Alain Michel Tolindo, procureur près la Cour d’Appel de Bouar.
Après plusieurs années d’absence de la tenue de session criminelle à Bouar, les audiences ont repris il y’a une semaine. Cette session se tient au moment où le gouvernement fait de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille, en accélérant la mise en place de la Cour Pénale Spéciale pour juger les crimes les plus graves.
Selon Alain Michel Tolindo, huit dossiers sont déjà traités sur les 50 enregistrés. « Parmi les huit, sept sont condamnés entre 10 à 15 ans des travaux forcés, et un a été mis en liberté », a-t-il présenté.
Le public qui assiste à cette session dit avoir tiré beaucoup de leçons à travers ces audiences, « j’ai beaucoup appris, la violence n’est pas bonne. J’ai aussi appris que quel que soit la durée des temps, la justice reste la dernière force», a témoigné Eric.
Cette 1ère session durera un mois. Elle a été reportée hier pour réunir des éléments concernant les dossiers à traiter par contumace. La session est appuyée par le PNUD et la division des Droits de l’Homme de la Minusca.