Société
Centrafrique : Une présumée sorcière tuée par un groupe des jeunes à Bouca au nord du pays
Publié le samedi 9 decembre 2017 | Autre presse
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© AFP par ISSOUF SANOGO
Un élément anti-balaka photographié près de Bouca en avril 2014. Sur place à cette période, Andilo avait infligé une lourde défaite au puissant chef Seleka al-Khatim. |
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BOUCA - Une femme présumée coupable de sorcellerie en état d’arrestation à la gendarmerie a été tuée ce 6 décembre à Bouca, une ville du nord du pays par un groupe des jeunes. Information confirmée au RJDH par des sources locales et sécuritaires.
La montée de la justice populaire est inquiétante dans cette localité et atteint un niveau où au sein même de la gendarmerie, la foule des personnes en colère a reçu à extirper cette femme présumée de sorcellerie pour en faire leur loi. Cette situation est enregistrée au moment où les ONG de défense des droits de l’Homme observent les 16 d’activisme pour l’élimination de toutes formes dans le monde et à travers le pays.
Selon des sources sécuritaires, l’aveu de la femme présumée sorcière serait à l’origine « la femme est placée à garde à vue pour nécessité d’enquête, mais lors de son audition, elle a reconnu avoir été à l’origine de plusieurs cas d’envoutement par sorcellerie dont un agent auxiliaire de gendarmerie et de tuerie des personnes. C’est ce qui a suscité la colère des jeunes qui sont venus l’extraire de la prison pour le soumettre au vindicte populaire », a expliqué une source proche de la gendarmerie.
Des observateurs des droits humains dans cette localité joints par le RJDH se disent scandaliser par rapport à cet acte « nous ne pouvons pas comprendre comment les gendarmes peuvent permettre à ce que les gens viennent prendre une personne placée sous leur contrôle pour aller le tuer. Comment ont-ils su la déposition de cette dernière ? Est-ce que la gendarmerie est-elle neutre dans l’administration en tant qu’auxiliaire de justice ? » S’interroge un responsable d’ONG de droit de l’Homme dans la localité sous couvert de l’anonymat. Ce responsable a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire dit-il afin d’établir la responsabilité des uns et des autres.
Plusieurs personnes sont tuées sans aucune forme de procès à l’intérieur du pays sur la base des accusations supposées de sorcellerie en violation de la déclaration universelle des droits de l’Homme et de la Constitution de 30 mars qui énonce clairement que la vie humaine est sacrée.

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