L'Unicef tire la la sonnette d'alarme sur le risque de mort prématurée des nourrissons dans les pays pauvres, notamment sur le continent africain. Le deuxième pire taux de mortalité néonatale au monde est recensé en Centrafrique, où un enfant sur 24 meurt durant son premier mois de vie, souligne l'agence onusienne dans un rapport publié le 20 février 2018.
Le Dr N-Eloi Mboufoungou est le seul médecin-généraliste à consulter à la maternité de Boali, sous-préfecture centrafricaine où vivent un peu plus de 33.000 habitants. Difficile dans ces conditions d'assurer un suivi médical des femmes enceintes ou des nourrissons. «Les femmes viennent faire une consultation pour leur première grossesse, puis elles disparaissent souvent dans la nature», constate ce médecin assisté par 25 agents de santé dont 9 seulement sont qualifiés.
Cette faible fréquentation des maternités se confirme à l'échelle du pays: en ville, une femme sur deux bénéficie d'au moins une consultation prénatale alors qu'en milieu rural, la proportion tombe à un quart, selon l'Unicef.
En Centrafrique, le coût des soins et des médicaments sont à la charge du patient. Et pour accoucher, il faut débourser 1.000 francs CFA (1,5 euros) alors que 76% de la population vit dans une extrême pauvreté, soit avec moins de 1,9 dollars (1,5 euros) par jour, selon la Banque mondiale.
Cette mortalité infantile pourrait être évitée
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