Que faire face à la récurrence des affaires d’exploitation et d’abus sexuels sur des populations civiles africaines par des employés de l’ONU - qui ne sont pas seulement des Casques bleus ? Sharanya Kanikkannan, conseillère juridique et politique de l’ONG Aids-Free World, nous explique les enjeux de son combat contre l'impunité.
Cela sonne comme une insupportable rengaine. Quarante-six Casques bleus, de nationalité ghanéenne, ont été accusés d’abus sexuels sur des femmes au Soudan du Sud où ils étaient basés, a annoncé l’ONU, lundi 26 février. Selon une enquête préliminaire, ces soldats de la paix « étaient engagés dans des activités sexuelles avec des femmes » vivant sur des sites de protection de civils gérés par l’ONU et certains policiers du contingent sont accusés « d’avoir monnayé des rapports sexuels ». Des accusations qui sont les dernières en date d’une longue liste ayant éclaboussé plusieurs opérations onusiennes de maintien de la paix, dont la Monusco en République démocratique du Congo, la Minusma au Mali et la Minusca en Centrafrique.
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