Bangui (Centrafrique) - Le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réaffirmé l’importance du dialogue avec les groupes armés en vue d’une solution définitive à la crise en Centrafrique, soulignant, toutefois, la nécessité d’utiliser la force onusienne comme moyen de pression pour aboutir à la table des négociations.
« Certains continuent de croire que la paix est au bout du canon. La stratégie pour réduire la présence et la menace des groupes armés ne prévoit pas que la force. La sortie de crise doit être basée sur le dialogue, appuyé par la force », a dit le Représentant spécial, lors de la conférence hebdomadaire de la mission onusienne mercredi à Bangui
Tout en rappelant la main tendue du Chef de l’Etat ainsi que l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation, il a déclaré : « Il faut que les groupes armés soient invités à la table de négociation mais en même temps il faut maintenir la pression militaire ».
A ce propos, le Chef de la MINUSCA a rappelé que la MINUSCA n’a pas hésité à recourir à la force lorsque des groupes armés ont menacé les institutions et les populations.
Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le Représentant spécial s’est exprimé sur les récentes violences à Bangui ainsi que les menaces du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), indiquant que la MINUSCA travaille sur les deux fronts avec les autorités centrafricaines.
“Bangui nous préoccupe mais nous avons un plan pour la protéger mais aussi pour protéger ailleurs. Pour le KM-5, l’effort se poursuit pour arrêter les criminels qui prennent la population en otage”, a assuré Onanga-Anyanga.
A l’endroit du FPRC, il a déclaré : “ceux qui menacent de descendre sur Bangui, nous leur opposerons la légitimité nationale et internationale ainsi que la force de cette Mission. Nous avons mobilisé nos capacités”.
BB/cat