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Centrafrique : extrême tension intercommunautaire à Bria

Publié le samedi 1 septembre 2018  |  Corbeau News
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© Autre presse par Jerome Delay/AP/SIPA
Des miliciens musulmans de la Séléka traversent Bangui, en République centrafricaine, le lundi 27 janvier 2014.
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Alors que les groupes armés se sont retrouvés à Bouar et au Soudan pour une recherche durable de la pais en Centrafrique, à Bria, la tension ne cesse de monter entre les différentes communautés de la ville depuis le récent affrontement violent entre les miliciens Anti-balaka et un groupe des combattants Goula de la Séléka.


Même si les Centrafricains dans leur majorité sont optimistes pour un retour durable de la paix dans leur pays dans les prochaines années, beaucoup restent à faire par contre sur l’interaction et la cohésion entre les différentes communautés vivant dans le pays.

À Bria, tout comme à Bangassou ou ailleurs, pour une simple banale discussion, tout peut s’éclater comme du jeu.

Depuis les affrontements meurtriers entre les miliciens Anti-balaka et un groupe des combattants Goula du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) au début de cette semaineà Bria, la tension ne cesse de monter à nouveau entre les différentes communautés vivant dans la ville.

Les chrétiens, qui sont basés pour la plupart vers PK3 à la sortie sud de la ville, sont pour le moment quasiment interdit de mettre les pieds au centre-ville sachant que les produits de première nécessité se trouvent dans ce lieu.

Le mercredi dernier, un homme a été battu à mort alors qu’il tentait de franchir la ligne rouge délimitée par les seigneurs de guerre.

Même les agents des ONG ne sont pas aussi épargnés de ces violences idiotes.

Pour tenter de faciliter les choses, les soldats de la MINUSCA sont obligés de sécuriser chaque groupe des chrétiens qui voudraient s’approvisionner au centre-ville. Le même cas pour d’autres communautés non chrétiennes qui veulent franchir la zone du PK3.

Une situation très délicate pour les autorités locales qui se battent tous les jours pour une meilleure cohésion sociale dans leur ville.



Moïse BANAFIO
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