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La MINUSCA publie son rapport sur l’attaque contre le camp de déplacées internes à Alindao de novembre 2018

Publié le vendredi 1 mars 2019  |  Minusca
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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) a publié aujourd’hui son rapport sur l’attaque contre un camp de personnes déplacées internes à Alindao, dans la préfecture de la Basse Kotto, le 15 novembre 2018. Ce rapport fait suite à une enquête menée par la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA, conformément au mandat que lui confère le Conseil de sécurité.

L’attaque contre le camp de déplacés internes à Alindao avait été menée par des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et ses partisans et avait entraîné la mort d'au moins 112 civils dont 44 femmes et 19 mineurs. Les enquêtes menées par la division des Droits de l’homme de la MINUSCA ont également documenté que des éléments anti-Balaka ont assassiné au moins deux citoyens musulmans dans les alentours d’Alindao dans les jours précédant l’attaque de l’UPC.

Les enquêtes ont démontré que les éléments de l’UPC ont détruit des propriétés et pillé des biens, y compris ceux appartenant à des déplacés internes, à l’église, et à des ONGs. Ils ont incendié de centaines d’abris dans le site de déplacés et ont forcé des milliers de déplacés à s’enfuir dans la brousse autour d'Alindao où ils ont été exposés à l'insécurité et à un manque de nourriture, d'eau, d'abris et de soins de santé.

Lors de ses enquêtes, la MINUSCA a également pu établir que des combattants anti-Balaka ont perpétré des nombreuses embuscades contre des citoyens musulmans dans les alentours d’Alindao. Dans les jours précédant l’attaque de l’UPC du 15 novembre, au moins deux civils ont été assassinés par des anti-Balaka. Ces attaques, qui font partie d’une série de violences remontant à au moins 2017, empoisonnent les relations entre les communautés chrétienne et musulmane, augmentant ainsi le risque de violence intercommunautaire à Alindao et ailleurs.

L’ensemble de ces faits d’une extrême gravité a été porté à la connaissance des autorités centrafricaines afin que des dispositions appropriées soient prises.

Le 6 février 2019, le Gouvernement centrafricain et quatorze (14) groupes armés ont signé à Bangui l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine avec le ferme soutien de la Communauté internationale y compris des Nations Unies qui l’ont signé en tant que Facilitateur. A cet égard, la MINUSCA tient à rappeler aux groupes armés la responsabilité qu’ils ont accepté d’assumer à travers l’Accord. Ainsi ils se sont engagés entre autres à cesser immédiatement les hostilités, à mettre fin à toutes les attaques contre les civils et à protéger les personnes déplacées et à faciliter leur retour. L’Accord donne donc l’espoir que des crimes aussi graves que ceux survenus à Alindao le 15 novembre 2018 ne se reproduiront plus sur le territoire de la République centrafricaine.

La MINUSCA encourage également les communautés chrétienne et musulmane d'Alindao et leurs dirigeants à résister tout attaque et acte de représailles sectaires et à multiplier leurs efforts en faveur de la paix, le vivre ensemble et la cohésion sociale. La MINUSCA se tient prête à soutenir toutes les mesures de réconciliation et de restauration de la confiance
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