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Centrafrique / 1 mai : ‘’Les travailleurs doivent se mettre résolument en action pour la réussite de la politique du gouvernement’’, Dixit Firmin Ngrébada

Publié le samedi 27 avril 2019  |  Le Potentiel Centrafricain
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© Primature par DR
Journée d`information et d`échanges sur le processus électoral 2020-2021.
Vendredi 05 Avril. Bangui. La réunion d’échange sur le processus électoral 2020-2021 a été présidée par le premier ministre Firmin Ngrébada, avec la présence du 1er vice président de l’Assemblée Nationale l’Honorable MAPENZI, de la présidente de l’Autorité Nationale des Elections Mme Marie-Madeleine Kouet Hoornaert et les diplomates des pays et autres institutions internationales accrédités en Centrafrique.
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En prélude à la fête du 1er mai, dédiée aux travailleurs, le premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada, a accordé une interview exclusive à l’équipe de « Commando Matanga », mise en place il y’a deux ans après le « Commando 1er décembre ». L’environnement des travailleurs du secteur public et privé a été au centre de cet exercice de questions/réponses. Votre site d’information en ligne lepotentilecentrafricain.com qui a été de la partie de cette interview vous transcrit l’intégralité dudit entretien…

(LPC) : Bonjour Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, quel est la particularité de la fête du 1er mai de cette année ?

FN : Bonjour ! Oui, au nom du Président de la République Chef de l’Etat et du gouvernement que je dirige, je tiens à remercier l’équipe du Commando Matanga pour le travail qu’il fait pour la bonne réussite des fêtes officielles dans notre pays.La fête du 1er mai de cette année est une grande fête dont nous comptons qu’elle soit belle comme celles des années antérieures. Comme vous le savez, les travailleurs sont importants dans la vie d’une nation. Autrement dit, s’il n’y a pas des travailleurs, la vie n’a pas son sens et du côté du gouvernement à travers les instructions du Président de la République Faustin-Archange Touadéra, les revendications des travailleurs du secteur public et privé trouvent peu à peu leurs réponses pour le développement de notre pays. Cette année, il faut que les travailleurs continuent leurs engagements pour le relèvement de la RCA après des moments de crise traversés.

(LPC) : Son Excellence Monsieur le Premier Ministre durant dix ans, le pays n’est pas stable à cause effectivement, des crises récurrentes. Quelle est donc la politique que votre gouvernement met en place pour la reconstruire nationale dans le cadre du travail ?

FN : Je vais vous parler de deux choses concernant les travailleurs du secteur public et privé. Vous savez que je suis actuellement Premier Ministre, mais inspecteur principal de travail à travers ma formation où j’ai exercé durant vingt-cinq ans. Avec la politique du président Touadéra, nous voulons que le secteur évolue. Nous savons que les travailleurs éprouvent d’énormes difficultés d’ordre matériel et autres…le problème d’avancement qui est résolu…Puisque, sous les précédents régimes, les travailleurs accusent des arriérés de salaires. Avec l’arrivée du président Touadéra et notre équipe, les choses avancent bien avec la régularisation de cette situation pour que notre pays avance.

Aujourd’hui, nous souhaitons que nos administrations soient dynamiques. Il n’est point question que les travailleurs viennent tardivement au travail pour repartir dans les débits de boissons. Non ! Nous ne voulons pas cela. Il faut qu’ils nous aident à faire avancer ce pays. Pas question de paresse et fainéantisme.

Les travailleurs doivent se mettre résolument au travail pour la bonne réussite de la politique du gouvernement. Nous collaborons étroitement avec le cadre permanent de concertation (CPC) avec qui, nous échangeons sur des questions liées aux conditions de travail de nos compatriotes. Aujourd’hui, au nom du président de la République, j’exhorte les travailleurs du secteur public d’être vigilants. Car, depuis 2006, nous travaillons dans cet élan. Si ce n’était pas à cause des crises que nous traversons à certains temps, nos administrations seraient déjà à l’avance.

Nous devons nous entendre aujourd’hui avec les centrales syndicales à travers le CPC pour le bien fondé de nos administrations afin qu’il y ait un rajeunissement comme a voulu le Chef de l’Etat. Depuis 2017, on a intégré plus de 1000 jeunes dans plusieurs secteurs, notamment la santé et cela se fait chaque année dont nous recrutons des jeunes en 2017, 2018 et cette année, nous projetons un effectif de de plus 2000 jeunes qui seront recrutés dans les rangs des FACA. Nous avons également les 500 recrus de la force de sécurité intérieure dont 250 dans la gendarmerie et 250 dans la police. Donc, c’est un travail que nous poursuivons actuellement.

Pour le secteur privé, il faut dire que ce n’est pas tout le monde qui n’est pas appelé à travail dans le secteur public. Pour cela, il faut que le pays soit en paix en vue de permettre aux investisseurs de s’installer afin d’embaucher certains de nos compatriotes. Nous travaillons également sur le secteur privé pour qu’il avance pour que le taux du chômage soit absorbé dans notre pays.

Ce que je veux relever ici c’est que, le chômage n’est pas qu’à Bangui ! Dans nos provinces, bon nombre de nos compatriotes sont en chômage ! En tant que premier ministre, nous sommes penchés sur des grands projets auxquels, le président de la République s’est engagé à ce que, l’agriculture soit développée et modernisé pour permettre aux jeunes sans emploi de s’intégrer dans la vie active. En vérité, nous travaillons pour que le secteur privé soit développé contre la corruption dans nos administrations qui, d’une part, n’a pas facilité les choses à nos investisseurs. Egalement au niveau de la justice où certains investisseurs se confrontent à certains problèmes pour des raisons floues. C’est ce qui fait qu’ils les découragent à rester sur place. C’est la question du climat des affaires !

Le président de la République a donné des instructions fermes pour que le climat des affaires soit propice en vue de permettre aux investisseurs de s’installer pour le développement de notre pays. Pour travailler, ce n’est pas seulement la fonction publique ! Là où il y’a du travail, c’est le secteur privé.

(LPC) : Dites-nous son Excellence, quel est l’état de santé du travail en Centrafrique ? Comment voulez-vous que le travail avance en Centrafrique ?

FN : Vous savez que le travail à ses principes. Au niveau de l’Etat, il y’a des règles. Au niveau du secteur privé, c’est la même chose. Si nous ne respectons pas les règles du travail, on ne peut pas avancer.il faut respecter les horaires du travail. C’est à cause de la crise que nous connaissons certains désagréments connus font leur bon chemin. Mais, ça ne fait rien ! Nous avançons actuellement. Pour la rémunération des travailleurs du secteur public, les choses avancent bien.Au niveau du secteur privé, il y’a certains manquements concernant la grille salariale laquelle, les travailleurs s’en plaignent énormément. Pour cela, nous nous attelons là-dessus. Avec le retour de la paix dans notre pays sur toute l’étendue du territoire, les choses vont s’améliorer.

(LPC) : Avec les Centrales syndicales, quel est le degré de leur relation avec leur gouvernement ?

FN : Nous n’avons aucun problème avec les centrales syndicales. Le gouvernement a mis en place un cadre de concertation qui a permis de faciliter les échanges. Au moment où je vous parle, j’ai instruis le ministre de la Fonction publique de s’entretenir toujours avec eux. Ces derniers temps, on parle du retrait du GSTC de mon compatriote Firmin Zouh-Pounguélé. Vous savez, il y’a au moins 19 groupements syndicaux ! Si le GSTC se retire, c’est son droit absolu ! Ce que j’ai demandé Zouh-Pounguélé suite à notre entrevue voire même sa rencontre à mon Directeur de Cabinet que je l’ai instruit suite à mon déplacement à Addis-Abeba, il est question de prendre en compte leurs revendications qui vont être gérées pas à pas. C’est pour dire que le Chef de l’Etat nous a instruits à dialoguer toujours. Pour ce 1er mai, nous serons toujours disponibles à toutes les négociations pour l’avancement de notre pays.

(LPC) : Un message pour la fin ?

FN : La Bible est claire ! Dans un passage, celle-ci a souligné que celui ne travaille pas, n’a pas droit à manger. Et encore, celui qui travaille mérite un salaire. Dans un pays, le travail est important. Aujourd’hui avec le président Touadéra, nous avançons très bien et il faut que nous le soutenions pour que l’avenir de nos enfants soit rassuré.

Vous savez que notre pays est tombé trop bas. C’est parce que nous ne voulons pas travailler du moment où les autres avancent…j’exhorte tous les centrafricains a beaucoup travaillé. Entendons-nous ! Travaillons pour la reconstruction de notre pays.

(LPC) : Je vous remercie Son Excellence Monsieur le Premier Ministre ?

FN : C’est à moi de vous remercier.


Propos recueillie par Hervé BINAH
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