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Centrafrique : « je suis venu donner ma modeste contribution à la consolidation de la paix » dixit Michel Djotodia du retour au pays

Publié le lundi 7 septembre 2020  |  Le Potentiel Centrafricain
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© AFP par FLORENT VERGNES
L`ancien président centrafricain Michel Djotodia, lors de son retour à Bangui, le 10 janvier 2020.
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L’ancien président de transition de la dernière crise militaro-politique Michel Djotodia est de retour en terre nataledepuis ce samedi 05 septembre 2020 après son exile au Benin pour participer à la consolidation de la paix surtout en cette période où le pays se prépare organiser les élections démocratiques.

Il est 17h 10 mn ce samedi 05 septembre 2020 à l’aéroport Bangui M-Poko lorsque le vol transportant l’une des figures historiques de la scène politique centrafricaine : Michel Djotodia, un « ambassadeur de la paix » fait son atterrissage. Dans ses propos, ce digne fils a affirmé clairement le but de son retour en terre natale à quatre mois des élections où les Centrafricains doivent faire preuve de leur maturité démocratique :« c’est un grand plaisir et un honneur pour moi de revenir dans mon pays pour une seconde fois dans le but contribuer à la consolidation de la paix et le vivre ensemble, condition sine qua none de tout développement… De loin, je suis l’actualité du pays, je suis content des lois votées par l’Assemblée Nationale », a déclaré à la presse publique et privée cet ancien locataire du palais de la Renaissance.

Pour le Centrafricain lambda, la question est de savoir pourquoi toujours attendre que ce soit de l’extérieur que viendra son salut ? Nos leaders politiques sont-ils des damnés incapables de penser par eux-mêmes et trouver des raisons de vivre en communion voire dans une cohésion sociale ? Le problème c’est que lorsqu’une race des politiciens refuse de repenser leur manière d’exister en matière politique, il va sans dire que ceux-là ne peuvent faire que du surplace et c’est grave pour toute la nation. L’ex-président de la transition dont l’accueil a été réservé par le pouvoir de Bangui sous la houlette du président Faustin Archange Touadéra à la hauteur du statut d’un ancien chef d’Etat du retour en terre de ses aïeux, place la cohésion, la réconciliation et surtout l’humilité politique comme une nouvelle arme qui pourra favoriser le retour définitif à la paix : « Le président Bozizé est un Centrafricain ; il est libre de revenir dans son pays, ma présence ici n’est qu’une coïncidence et non une polémique. C’est un grand-frère et si on se retrouve ensemble dans notre pays, c’est la volonté de Dieu » a ajouté l’homme fort de mars 2013.

Nous pensons que la crise centrafricaine est profonde et complexe que nous n’avons pas besoin de nous illustrer par des calculs politiciens qui ne profitent jamais aux pauvres populations centrafricaines. Les Centrafricains doivent apprendre à vivre ensemble et de se pardonner les uns, les autres pour faire reposer dans toute quiétude l’âme du président fondateur Barthélémy Boganda qui a voulu faire de ce pays la Suisse africaine et le carrefour des valeurs démocratiques et non des coups d’Etat qui ne font que retarder le développement du pays. Si tous les Centrafricains pouvaient comprendre que depuis le fameux Congrès de Berlin qui a fait perdre la dignité des peuples africains, la situation de nos pays est entre les mains des puissances colonisatrices qui se transforment souvent soit en donneur des leçons aux chefs d’Etat africain soit en se donnant le luxe de faire des aumônes, cette mauvaise caricature de la charité transformée de nos jours en « aide au développement ». Ces sapeurs-pompiers déguisés en véritables bourreaux des pays africains, alimentent des crises et imposent les conditions pour en éteindre le feu, utilisent les africains eux-mêmes en particulier des intellectuels et des politiques pour détruire leurs propres frères surtout au moment des élections puisqu’ils savent que pour mieux exploiter nos ressources naturelles, il faut absolument diviser la classe politique. A-t-on besoin de le rappeler ?

L’instabilité chronique du pays est corollaire du passé désastreux qu’il a connu, entre esclavage et colonisation. L’absence d’une élite compétente et patriotique, a fini par plonger le pays de Boganda dans la longue et terrible nuit dont il ne parvient pas à sortir et à se débarrasser des chaines diaboliques. A qui la faute ? Un pays à genoux destiné à la vente ?Le chantre Thierry Vircoulon spécialiste du Centrafrique le suggère avec justesse par une boutade «le Centrafrique est à genoux et à vendre. Les acheteurs sont les puissances émergentes ». Cependant, ce n’est pas une excuse pour les politiques centrafricains.Ils doivent conjuguer leurs efforts pour changer la donne par eux-mêmes et non se faire duper pour laisser acheter le pays à bas prix par les ennemis de la paix. Le témoignage de l’ex-président Michel Djotodia et sa vision doivent servir d’exemple aux autres.
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