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Centrafrique : la viande de bœuf devient rare à Boali

Publié le vendredi 29 avril 2022  |  radiondekeluka.org
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© Autre presse par DR
La viande de bœuf
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La viande de bœuf, une des denrées les plus prisées des Centrafricains, se fait de plus en plus rare à Boali dans l’Ombella-Mpoko. Les marchands sont contraints de parcourir de longues distances pour ravitailler la ville. Ceux-ci se plaignent également de la hausse des prix ; ce qui impacte le panier de la ménagère et le menu proposé dans les restaurants. A l’origine, l’éloignement des éleveurs du fait des violences dont ils ont été victimes dans la localité.

En ce mois d’avril 2022, devant l’unique boucherie du marché central de Boali, plusieurs femmes se bousculent dans la queue pour un même objectif : avoir de la viande de bœuf pour pouvoir nourrir sa famille voire pour le commerce. Dans cette ville située à environ 100 kilomètres au Nord de Bangui, le kilogramme de la viande, autrefois à 1.000 francs CFA, est passé aujourd’hui à 2.000francs. Une équation pour certains parents.

"Autrefois mes enfants mangeaient suffisamment la viande. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Puisque le prix a galopé. Pour le moment, nous souffrons. Nous sommes obligés de les servir en fonction de la quantité. L’essentiel, c’est qu’ils mangent" a déploré Colette Samba, une mère de famille.

Du côté des bouchers, l’on affirme que cette rareté de la viande de bœuf fait suite aux ennuis sécuritaires. Selon eux, si rien n’est fait, la ville risque de subir une forte pénurie.

"Pour éviter une crise, les éleveurs doivent revenir"

"Ce problème fait suite aux évènements survenus à Lambi. Les éleveurs sont allés plus loin, vers Yérimo et Bogodi. Ce qui fait que les prix ont flambé. Aujourd’hui, nous achetons un bœuf à 650.000 francs CFA. Pour en avoir aussi, c’est difficile. Ainsi pour éviter une crise, les éleveurs doivent revenir" a fait savoir Roger Soumalé, délégué des bouchers de Boali.

Pour les autorités locales, tout est mis en place pour pallier ce problème. Elles comptent poursuivre des sensibilisations entre les différentes communautés afin d’obtenir le retour dans la localité des éleveurs peulhs.

"Nous sommes en train de sensibiliser les populations sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Nous ferons tout notre possible pour que ces éleveurs reviennent afin que les gens vivent en communauté. Ces éleveurs doivent revenir car nous ne pouvons pas continuer à ne manger que du légume" a affirmé Barthélémy Boumian, chef du quartier Mayanga 1.

Malgré toutes ces difficultés, certains bouchers continuent de ravitailler la ville de Boali en viande de bœuf. D’autres par contre ont cessé leurs activités. Pour l’instant, quelques gargotes de la place ne sont plus opérationnelles à cause de cette carence.
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