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Centrafrique : la LCDH salue la publication d’un mandat d’arrêt de la CPI contre Nouradine Adam

Publié le lundi 1 aout 2022  |  radiondekeluka.org
Noureidine
© Autre presse par DR
Noureidine Adam du FPRC
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Vingt-quatre heures après la publication d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Mahamat Nouradine Adam, ex-chef de guerre et numéro 2 de la Séléka, la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH) sort de son silence. L’organisation salue cet acte et souligne que ce mandat d’arrêt est un message fort à l’endroit des bourreaux. Un avis partagé par Amnesty International.

La publication d’un mandat d’arrêt contre Mamahat Nouradine Adam par la CPI a été saluée par les acteurs de défense des droits de l’homme. Pour la LCDH, il s’agit non seulement d’une bonne nouvelle mais aussi d’un message fort pour les auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cependant, cette organisation regrette un manque de coopération cohérent entre la Cour et les Etats.

"Coopérer avec les Etats pour aboutir aux arrestations"

"Nous avons appris qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre Nouradine Adam. Dans notre mission de lutte, nous pensons qu’il s’agit d’un bon acte. Mais ce que nous regrettons, lors des affaires précédentes, notamment le dossier Ngaïssona et Yekatom, aucun mandat n’avait été officiellement lancé. L’on avait directement procédé à des arrestations. Ainsi pour nous, la CPI doit coopérer avec les Etats pour aboutir à l’arrestation des auteurs" a regretté Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme.

Une position soutenue par Amnesty International. L’organisation internationale appelle les Etats à collaborer afin de mettre la main sur toutes personnes impliquées dans de graves violations des droits de l’Homme en République centrafricaine.

"Disposer des moyens pour l’exécution du mandat"

"Nous saluons la publication de ce mandat d’arrêt. C’est une de nos recommandations à l’endroit de la CPI. Ceci va permettre aux Etats voisins de la RCA de travailler pour l’arrestation des personnes qui font l’objet de mandats. Lesquelles pourront se retrouver dans ces pays-là. Des moyens doivent aussi être donnés à la justice pour pouvoir exécuter ce mandat" a déclaré Abdoulaye Diarra, chercheur à Amnesty International pour l’Afrique de l’ouest et centrale.

Suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Le jeudi 28 juillet 2022, la chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a publié la version publique expurgée du mandat d’arrêt contre Mahamat Nouradine Adam. Lequel mandat avait initialement été délivré sous scellés, le 07 janvier 2019. Dans un communiqué, la CPI a demandé aux autorités compétentes de tout Etat concerné, ou de toute organisation internationale de coopérer avec elle aux fins d’exécuter la demande d’arrestation et de remise du suspect.

Mahamat Nouradine Adam est suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ces crimes auraient été commis dans les centres de détention de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) et du Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques (CEDAD) à Bangui, entre au moins le 12 avril 2013 et au moins le 27 novembre 2013.

Entre mars et août 2013, Mahamat Nouradine Adam occupait le poste du ministre de la sécurité de l’Emigration, de l’immigration et de l’ordre public. Il fut également fondateur de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix Fondamentale (CPJP-F). Il devient ainsi le 5e chef de groupes armés opérant sur le territoire centrafricain à être recherché par la Cour pénale internationale après Alfred Yékatom Rombhot, Patrice Edouard Ngaïssona, Mahamat Saïd Abdel Kani et Maxime Mokom. Tous poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur le territoire de la République centrafricaine.
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