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RCA : L’impardonnable crime d’Etat contre la femme centrafricaine

Publié le mardi 20 septembre 2022  |  letsunami.net
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© Autre presse par DR
Des femmes centrafricaines
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S’attaquer à la femme n’est rien d’autre que de la lâcheté. Et quand cette lâcheté est savamment orchestrée par ceux qui, au plus haut sommet de l’Etat en Centrafrique, pensent que les délices du pouvoir ont plus de valeur qu’une vie humaine, on n’est pas loin des rivages du crime d’état.
S’en prendre à la Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique, Madame Danielle DARLAN dont la carrière ne dépend pas des tenants du pouvoir, et dont l’intégrité physique n’aurait due être ainsi soumise à la merci des politiciens, était la dernière des mesquineries piteuses à laquelle TOUADERA n’aurait pas dû succomber, lui et sa bande de crapules en col blanc, passés maître dans l’art d’instrumentaliser des « bad boys » et de les droguer aux ridicules billets de banque, avant de les lâcher à l’assaut de leurs cibles comme des chiens assoiffés de sang et de chair humaine.
Que cela soit dit, répété, entendu et bien compris par tous, à commencer par le Conseiller spécial de TOUADERA, sieur Fidèle GOUANDJIKA – un homme dont l’impudence n’a d’égal que l’immoralité -, qui s’était permis de considérer la centrafricaine comme une « chair à Wagner » :
S’attaquer à une seule femme de Centrafrique – plus est de la stature de Madame Danielle DARLAN -, c’est se mettre à dos toutes les femmes du pays. D’ailleurs, elles n’ont pas attendu pour se manifester et faire entendre leur voix à travers leurs dignes et braves représentantes.
Une femme révoltée, et c’est un pouvoir éjecté !
Aussi, au regard de la hardiesse des femmes leaders de Centrafrique et de toutes les associations féminines qui ont tenu à apporter clairement leur soutien sans faille à la Présidente de la Cour Constitutionnelle, on se demande par quel miracle, l’autocrate de Bangui pourrait en réchapper, et comment ne pourrait-il pas regretter ses outrecuidances quand viendra l’heure – plus tôt que tard -, de rendre compte au peuple centrafricain.
En effet, parce qu’ils sont encore au pouvoir – Dieu seul sait pour combien de temps -, certains sont convaincus que leur bon vouloir a force de droit, et que leur bonne volonté supplée la loi. Du coup, pour soumettre le peuple croient-ils, ils se doivent de lui dicter leurs oukases comme Dieu ses oracles.
C’est ainsi que fonctionne tout état voyou qui se respecte.
Mais si seulement Touadera et ses comparses, avaient un tant soit peu parcouru le « Discours de la servitude volontaire de Boetie », peut-être auraient-ils au moins retenu ceci : «…tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelques fois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent l’endurer…».
Et NGAMANA le Vice-président de l’Assemblée Nationale aura beau clamé que TOUADERA est au-dessus de la loi, une chose est certaine : le Président de la République a reçu du peuple son pouvoir, et au peuple, il le rendra.
En définitive, ils devraient avoir honte, vraiment bien honte, tous les tenants du pouvoir actuel, qui croient que toute forme d’opposition à leurs errements, y compris grâce à l’impartialité et la probité des hommes et femmes courageux qui siègent à la Cour constitutionnelle-, devrait être punie de violence et de crime contre la personne.
C’est pure folie.
Pour moi, comme pour ceux qui y croient, les portes de l’Histoire sont désormais grandes ouvertes à Madame Danielle DARLAN. Il n’en tient qu’à elle d’y entrer courageusement. Comme y entra naguère en mai 2009 et en dépit des pressions, la magistrate SALIFOU FATIMATA BAZEYE, alors Présidente de la Cour constitutionnelle du Niger qui s’est bien prononcée contre le référendum que voulait organiser Mamadou Tanja, pour proroger son mandat.
GJK-Guy José KOSSA

Par GJK
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