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L’Afrique face aux défis énergétiques de 2024 : stabilité prévue malgré les baisses de 2023

Publié le jeudi 9 novembre 2023  |  alwihdainfo.com
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© Autre presse par DR
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Le rapport sur la Situation de l'Énergie en Afrique 2024, qui se penche sur les perspectives de 2023 à 2024, révèle une stabilité prévue dans la génération de flux de trésorerie et la participation gouvernementale, malgré une chute significative entre 2022 et 2023. Cette stabilité est attribuée à des prix des matières premières stables et à un profil d'investissement relativement constant sur le continent.

Le rapport met en évidence le rôle prépondérant des Compagnies Nationales de Pétrole (CNP) et des grandes sociétés pétrolières internationales dans la génération de flux de trésorerie entre 2023 et 2024. Bien que l'on prévoie une baisse de 25 % de la participation gouvernementale annuelle entre 2022 et 2023, celle-ci reste nettement supérieure à la période de la pandémie.

En ce qui concerne la production mondiale de pétrole et de condensats en 2024, on s'attend à une légère augmentation par rapport à 2023, principalement grâce au Moyen-Orient et aux Amériques qui généreront la majorité de l'offre à court terme.

Les secteurs du transport routier en croissance et de la pétrochimie sont estimés être les principaux moteurs de la demande au cours des 18 prochains mois. La balance entre la demande et l'offre devrait être d'environ 2,15 millions de barils par jour au cours de la seconde moitié de 2023, mais on prévoit une situation bien plus serrée pour 2024, avec une différence réduite à environ 1 million de barils par jour.

Les pays membres de l'Organisation Africaine des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) devraient jouer un rôle clé dans la production de pétrole et de condensats en Afrique entre 2023 et 2024.

Le rapport souligne que les CNP et les grandes sociétés pétrolières occupent une place centrale en termes de production de liquides à intérêt opérationnel. Les déclins de production et les pannes dans les principaux pays membres de l'OPEP ont entraîné une conformité de 100 % aux réductions de la production de l'OPEP, qui est devenue une nécessité plutôt qu'un choix.

Diverses perturbations de la production, à la fois planifiées et imprévues, sont estimées causer des pertes de production d'environ 215 000 barils par jour en 2023.

L'apport des pays membres de l'OPEP à la production africaine devrait rester prédominant, même à long terme.

En ce qui concerne l'approvisionnement mondial en gaz, on prévoit que celui-ci sera principalement assuré par l'Amérique du Nord, le Moyen-Orient, l'Asie et la Russie. La demande mondiale de gaz et de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait surpasser l'offre provenant des champs actuellement en production, la balance dépendant largement des nouveaux projets et des découvertes non encore exploitées.

L'Afrique se classe parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de GNL, avec l'Afrique du Nord prévue pour la majeure partie de l'approvisionnement en gaz naturel, tandis que l'Afrique de l'Ouest devrait stimuler les flux de GNL depuis le continent.

Bien que le sentiment de l'industrie soit en faveur d'une sous-investissement, le potentiel de dépenses en amont au niveau mondial reste solide. Les dépenses potentielles pour les projets à partir de zéro aux États-Unis, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient devraient représenter un quart des dépenses totales entre 2023 et 2030.

Le potentiel de production de liquides est légèrement plus faible par rapport aux perspectives précédentes, tandis que le potentiel de gaz est légèrement plus élevé.

Les Compagnies Nationales de Pétrole (CNP) et les grandes sociétés pétrolières jouent un rôle clé dans les approvisionnements à court terme, le potentiel en hydrocarbures, la production à moyen terme et les dépenses.

Les perspectives pour l'ensemble des dépenses en capital (CAPEX) entre 2023 et 2030 devraient rester inchangées par rapport aux prévisions précédentes, bien que les délais de dépenses varient.

L'Afrique du Nord et de l'Ouest devraient être les principaux moteurs des dépenses cumulatives et annuelles au cours de la période, avec un accent équitable entre les dépenses à terre et en mer.

La majeure partie des dépenses, en particulier au cours de la seconde moitié de la décennie, devrait provenir des découvertes actuellement pré-FEED (avant l'ingénierie de base) découvertes.

Le Nigeria, la Libye, l'Algérie, l'Angola et le Mozambique sont les cinq premiers investisseurs sur la période, et les CNP et les grandes sociétés pétrolières sont estimées supporter les deux tiers du CAPEX total.

Les dépenses réelles en CAPEX sont prévues plus proches du scénario "Moyen" qui modélise un plafonnement du réchauffement climatique à 2 °C.

La demande de forage et de plates-formes devrait augmenter jusqu'en 2024 avant de connaître une tendance à la baisse. La majorité de la demande en plateformes est robuste, avec seulement environ 32 % basée sur des volumes conditionnels.

On s'attend à un niveau élevé de forage d'exploration sur la période 2023-2025, avec l'Algérie.
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